Les sécheresses: un danger pour les familles, les entreprises, et les fermiers

Le 26 octobre 2017 par Stéphanie Senet
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Les familles, aussi touchées que les entreprises et les fermiers
Les familles, aussi touchées que les entreprises et les fermiers

Publié le 24 octobre, un rapport de la Banque mondiale montre qu’un quart de la population mondiale est directement frappée, chaque année, par des sécheresses intenses. Avec des conséquences sur l’emploi, les ressources, mais aussi la physiologie…

 

Partout dans le monde, les variations de la pluviométrie -même modérées- diminuent les rendements agricoles de façon significative. Selon la Banque mondiale, les pertes imputables au manque de pluie permettraient de nourrir 81 millions de personnes. Soit l’équivalent de la population allemande. Pour atteindre le niveau de production visé, les agriculteurs ont de surcroît tendance à augmenter les surfaces cultivées. La variabilité des pluies peut expliquer jusqu’à 60% de la hausse du taux d’expansion des terres. Ce qui a aussi pour effet de réduire le couvert forestier et donc le puits de carbone planétaire.

 

Effets physiologiques et psychologiques

La population mondiale, dont un quart est touchée chaque année par un choc pluviométrique, est aussi perturbée. Avec des conséquences souvent peu connues. Dans les zones rurales d’Afrique, les femmes nées pendant des périodes de sécheresse intense sont de plus petite taille, reçoivent une instruction moins poussée, et ont finalement moins de ressources à l’âge adulte. Plus étonnant, elles transmettent ces déséquilibres à leurs enfants, qui sont plus susceptibles de souffrir de malnutrition et de maladies diarrhéiques. D’où l’importance de développer des systèmes de protection sociale et d’assurance contre la sécheresse pour protéger les cultures.

 

Les zones urbaines davantage touchées

Si la protection contre les inondations s’est développée en zone urbaine, les sécheresses y ont pourtant des effets plus graves et plus prolongés qu’ailleurs, en particulier sur les entreprises et leurs salariés. En Amérique latine, les pertes engendrées par le manque d’eau pluviale coûtent 4 fois plus cher aux entreprises et aux collectivités que les inondations. Coupures de courant, baisse des ressources en eau… Les ventes des entreprises déclinent immanquablement, tout comme l’emploi. De quoi fragiliser les petites entreprises des pays en développement.

 

Politique de l’eau

L’institution de Washington détaille, bien sûr, la nécessaire évolution de la gestion des ressources en eau. Elle propose de généraliser, à l’échelle d’une ville, le réseau unique, détenu par un seul propriétaire contraint d’offrir un accès adéquat à l’eau à un prix abordable. Impossible de faire l’impasse sur l’investissement dans des infrastructures, comme les réservoirs et les technologies de réutilisation des eaux usées, mais aussi dans la biodiversité, en protégeant les forêts, qui sont de puissantes retenues d’eau.

Côté politique publique, les auteurs ressortent les vieilles recettes: subventions et accès au crédit pour favoriser les investissements (la Banque mondiale reste une banque). Mais le développement des technologies en Israël a montré les limites des systèmes de dessalement et de traitement des eaux usées, qui s’avèrent incapables de répondre à la demande après 4 années consécutives de sécheresse. Ces infrastructures doivent être complétées par une meilleure gestion de la ressource. Dans ce domaine, le rapport met en exergue des systèmes de tarification adaptés et d’échange de droits sur l’eau.

 



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