Les «sages» contestés du débat sur la transition énergétique

Le 12 novembre 2012 par Stéphanie Senet
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La ministre de l’écologie a annoncé, le 10 novembre, le choix de 5 sages pour piloter le débat sur la transition énergétique, dont 2 personnalités «pro-nucléaire». Dénonçant ce choix partisan, Greenpeace menace de boycotter le rendez-vous, qui doit démarrer le 20 novembre.

En choisissant Anne Lauvergeon, l’ancienne patronne d’Areva, et Pascal Colombani, président du conseil d’administration de Valeo et ancien administrateur du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de 2000 à 2002, le ministère de l’écologie a donné un signal pro-nucléaire peu favorable à la tenue d’un débat ouvert et aux conditions d’un changement énergétique en France.

Ce signal a été dénoncé par plusieurs ONG, Greenpeace en tête, qui menace de boycotter le débat. «Pour Greenpeace, ce comité est inacceptable. Nous sommes scandalisés par la présence de personnalités connues pour être des ardents défenseurs du nucléaire», a réagi l’actuel directeur général Jean-François Julliard. Alors que son ancien responsable Bruno Rebelle, a été choisi pour faire partie du comité de pilotage, l’association devrait préciser sa position à l’issue d’une réunion avec Delphine Batho, organisée ce 12 novembre.

«Au départ du débat sur l’énergie, un frêle Batho encadré par deux sous-marins nucléaires… Trafalgar assuré», a twitté Thierry Salomon, président de l’association négaWatt.

Dans un communiqué commun, plusieurs associations, dont la Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, les Amis de la terre et le WWF, déplorent ne pas avoir été consultées sur le choix des membres et demandent qu’au moins un des deux représentants de la filière nucléaire quitte ce comité au profit d’un représentant du monde de l’efficacité énergétique, ainsi qu’une présidence neutre. Pour l’heure, c’est la ministre de l’écologie qui doit s’en charger.

Les deux autres membres du comité sont le climatologue Jean Jouzel et la directrice de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) Laurence Tubiana, qui avait déjà piloté la table ronde de la Conférence environnementale consacrée à l’énergie.

Le comité de pilotage pourrait s’appuyer sur un groupe d’experts dont le pilotage a été proposé à l’économiste Alain Grandjean, de la Fondation Nicolas Hulot.

Les débats doivent notamment préciser les moyens de réduire de 25% la part du nucléaire à l’horizon 2025. Ils doivent se conclure au printemps prochain, par une loi de programmation énergétique.

 



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