Les rivières intermittentes accroissent les émissions de CO2

Le 25 mai 2018 par Stéphanie Senet
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La Clauge en phase d'assec
La Clauge en phase d'assec
B. Launay

Publiée le 21 mai dans Nature Geoscience, une étude évalue pour la première fois le rôle des rivières connaissant des phases d’assecs dans le cycle global du carbone.

 

Remise en eau, une rivière asséchée émet de 7 à 150% de CO2 de plus par jour qu’un cours d’eau normal. En cause: la litière terrestre qui s’est accumulée démarre une forte activité microbienne, libérant une forte quantité de CO2 dans l’atmosphère.

 

212 cours d’eau dans le monde

Pour parvenir à ces conclusions, les 94 co-auteurs de l’étude ont inondé des échantillons prélevés dans 212 cours d’eau de 22 pays. «Ces échantillons ont pu être collectés dans le cadre du projet international de science participative 1000 rivières intermittentes», explique au JDLE Thibault Datry, directeur de recherche à Irstea et coordinateur de l’étude. «Nous les avons immergés dans de l’eau minérale Volvic et avons observé un important pic de respiration au cours des 24 heures. Et on est sans doute en deçà de la réalité, à cause de l’activité bactérienne», poursuit-il.

 

De plus en plus d’assecs

Des résultats d’autant plus importants que la moitié des rivières s’assèchent dans le monde. D’origine naturelle, géologique et/ou hydrique, ce phénomène est accentué par le réchauffement climatique et la hausse des prélèvements à des fins agricoles.

«Négliger le rôle des cours d’eau intermittents conduirait à une sous-estimation notable de la contribution des systèmes aquatiques mondiaux aux émissions de CO2», affirment les chercheurs. Prochaines étapes: analyser le comportement des sédiments et identifier les composés de la matière organique.

 



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