Les risques majeurs en 2002

Le 19 avril 2005 par Christine Sévillano
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Le délégué aux risques majeurs vient de faire paraître son rapport pour l'année 2002. Il revient sur l'évolution réglementaire de la prévention des risques et pointe du doigt des insuffisances, notamment en termes de sensibilisation des professionnels de la construction.

Le rapport annuel du délégué aux risques majeurs pour l'année 2002 a recensé 700 catastrophes naturelles, dont 500 imputables à des crues et des tempêtes. Il note une hausse des phénomènes extrêmes, certainement dus au réchauffement climatique, avec une majorité d'inondations. Il observe également un manque de prise en compte des risques naturels dans la conception et la construction des infrastructures et des bâtiments, une situation qu'il juge «préoccupante», tout comme l'absence d'assurances pour la majorité des dégâts.

Le rapporteur reconnaît une augmentation de la connaissance des risques et fait un bilan des Plans de prévention des risques (PPR). A la fin de l'année 2002, 3.700 communes disposaient d'un PPR approuvé, et l'étude d'un tel plan a été prescrite pour 5.000 autres. Les inondations constituent la raison de ce PPR dans 80% des cas. L'élaboration des PPR a bénéficié de 15 millions d'euros en 2002, provenant de l'Etat et du Fonds de prévention des risques naturels majeurs. D'autres aides aux collectivités ont été apportées, comme celles destinées à la réduction de la vulnérabilité contre les inondations et les mouvements de terrain: 31 communes et communautés de communes ont reçu une subvention pour financer les études à hauteur de 50%, et une seconde pour les travaux de l'ordre de 30%.

Outre un panorama de l'évolution réglementaire sur la prévention des risques naturels, le rapporteur indique des insuffisances. Ainsi certains champs de la recherche ne sont pas assez associés à la prévention, comme l'appréciation économique des politiques de prévention. La sensibilisation des professionnels du bâtiment et l'accessibilité aux informations sur les risques dans des lieux donnés sont également des orientations à développer. Le rapporteur s'interroge aussi sur la pertinence à étiqueter «catastrophe naturelle» des événements répétitifs ou mineurs qui bénéficient ainsi d'indemnisations étatiques au même titre que des phénomènes plus graves. Il conseille de rester attentif aux séismes et avalanches, catastrophes plus rares mais appelant des actions plus concrètes.

En 2002, 11.000 personnes ont perdu la vie suite à des catastrophes naturelles, soit moins que les 25.000 victimes de l'année précédente. Les dégâts se sont élevés à 55 milliards d'euros selon les chiffres de Munich Ré, réassureur mondial, dont seulement un cinquième était couvert par les assurances. Les inondations en Europe centrale de l'été 2002 ont coûté 18,5 milliards d'euros.




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