Les requins mieux protégés que le lion

Le 12 novembre 2014 par Romain Loury
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Les requins-marteaux mieux couverts
Les requins-marteaux mieux couverts
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Requins, raies, poissons-scies, mais aussi ours polaire, baleine à bec de Cuvier ou encore anguille européenne… 31 espèces vont bénéficier d’une protection accrue au niveau mondial. Tel est le résultat de la 11ème conférence des parties à la Convention sur la conservation des espèces migratrices (CMS), qui s’est achevée dimanche à Quito (Equateur).

Grands gagnants de cette conférence de Quito, 21 espèces de requins, de raies et de poissons-scies se voient inscrire aux annexes I et II de la CMS [1], selon des propositions déposées par le Kenya, l’Égypte, l'Union européenne, Fidji, le Costa Rica et l’Équateur.

Parmi les requins, le grand requin-marteau, le requin-marteau halicorne, le requin soyeux, les requins-renards, dont certains ont été inscrits en septembre à l’annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).

La baleine à bec de Cuvier a été inscrite à l’Annexe I sur proposition de l’UE, tandis que l’ours polaire a été ajouté à l’Annexe II sur celle de la Norvège. «Pour les espèces d’oiseaux, le Bécasseau semipalmé (Équateur et Paraguay), le bécasseau de l’Anadyr (Philippines), le rollier d’Europe (Union européenne) et la grande outarde (Mongolie) ont été inscrits à l’Annexe I, tandis que la paruline du Canada (Équateur) a été inscrite à l’Annexe II», annonce la CMS.

«La gazelle à front roux (Niger et Sénégal) va bénéficier d’une protection complète [annexe I, ndlr], tandis que la coopération internationale est recommandée pour le kob à oreilles blanches (Éthiopie) à la suite de son inscription à l’Annexe II. L’anguille européenne (Monaco) a été ajoutée à l’Annexe II», ajoute-t-elle.

Une seule espèce reste sur le carreau à l’issue de cette conférence: le lion, aussi bien pour ses sous-espèces asiatique (quelques individus subsistent en Inde) qu’africaines. Le Kenya demandait l’inscription du lion asiatique à l’annexe I, de toutes les autres à l’annexe II.

Raté pour cette fois-ci: «lors de la réunion de consultation des pays africains, il est apparu que les informations fournies par les États de l’aire de répartition présentaient des lacunes. Ces lacunes devraient être comblées et ces États devraient être consultés avant que le lion d’Afrique ne soit inscrit à l’Annexe II de la CMS», explique celle-ci, qui table sur une nouvelle proposition à la COP12, qui aura lieu en 2017.

[1] «L’inscription à l’Annexe I de la CMS entraine l’obligation pour les Parties d’une protection stricte, telle que l’interdiction de tout prélèvement. L’inscription à l’Annexe II engage les pays à coordonner des mesures de conservation transfrontalières dans toute l’aire de répartition de l’espèce », rappelle la CMS sur son site.



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