Les requins australiens sont sur Twitter, avec des hameçons géants au menu

Le 02 janvier 2014 par Marine Jobert
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Les "drum lines", non sélectives.
Les "drum lines", non sélectives.
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Les requins australiens twittent, en direct et bien malgré eux, leurs déplacements. Les autorités du pays ont équipé de balises 320 spécimens de squales qui, à un kilomètre des plages très fréquentées, déclenchent une alerte. Les informations collectées sur l’animal (espèce, taille) ainsi que sa position, sont converties en message de 140 signes, relayés par le compte Twitter de l’association Surf Life Service Western Australia. Plus réactives et ciblées que les placards sur les plages, les annonces dans le journal ou les reportages télévisés, ces alertes «live» sont censées permettre aux baigneurs et aux surfeurs d’adapter leurs sorties en mer en fonction des allées et venues des animaux.

 

Près de 160 espèces de requins croisent au large des 12.000 kilomètres de côtes australiennes; seuls les faits et gestes de 3 espèces sont cependant relayés par les réseaux sociaux. Il s’agit du requin blanc (Carcharodon carcharias), du requin tigre (Galeocerdo cuvier) et du requin bouledogue (Carcharhinus leucas), considérés comme les plus dangereux pour l’homme. Six personnes ont été tuées dans cette zone ces deux dernières années, rappelle le site The Diplomat.

 

Des chiffres ouvertement galéjés par Sea Sheperd Australie, qui rappelle que les hippopotames tuent 2.900 personnes par an ou que 450 personnes trouvent la mort chaque année en tombant de leur lit… L’association dénonce aussi la décision du gouvernement australien d’autoriser –à l’instar de la France pour l’île de La Réunion- que 72 «drum-lines» (de gros hameçons non sélectifs) soient installés à un kilomètre des côtes. En outre, les requins de plus de 3 mètres pourraient «en cas de menace imminente», être tués par balle par des pêcheurs professionnels. Ce qui revient, selon Sea Sheperd, à une exécution d’office pour des espèces qui, comme le requin blanc, mettent 15 ans à atteindre leur maturité sexuelle. «Les humains tuent 100 millions de requins chaque année. Qui est vraiment le monstre, dans cette histoire?», demande l’ONG dirigée par Paul Watson.



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