Les renouvelables vont coûter 2 milliards à EDF en 2013

Le 19 décembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Quand l'Etat actionnaire pénalise ses entreprises.
Quand l'Etat actionnaire pénalise ses entreprises.

Beau sujet de dissertation pour les membres du comité national de la transition énergétique ou du comité pour la fiscalité écologique. Comment subventionner le déploiement des énergies renouvelables électriques sans alourdir le bilan d’EDF?

La réponse n’est pas attendue pour tout de suite, à en croire un communiqué publié, aujourd’hui 19 décembre, par le ministère de l’écologie.

Le problème est simple. EDF a l’obligation d’acheter, à un prix fixé par le gouvernement, l’électricité des fermes éoliennes et des installations photovoltaïques. Ces rachats sont, en principe, financés par la contribution aux charges de service public de l’électricité (CSPE), taxe sur l’électricité payée par tous les consommateurs.

Problème: depuis des années, les gouvernements refusent d’augmenter le montant de cette taxe au rythme de la mise en service de centrales «renouvelables».

Conséquence: il manque des sous dans la caisse et c’est EDF qui met la main à la poche pour combler le déficit.

Selon une délibération, publiée aujourd’hui par la Commission de régulation de l’énergie, il faudrait porter à 18,8 euros le mégawattheure (contre 10,5€ actuellement) le montant de la CSPE pour assurer la rémunération 2013 des producteurs de courant «vert», et les remboursements à EDF des trop versés de ces dernières années. Ce qui représenterait une hausse de 16% du montant de la facture annuelle moyenne TTC d’un client résidentiel, estime le gendarme des marchés français de l’énergie.

Pas question, répond en substance, le ministère de l’écologie.

Dans leur communiqué, les services de Delphine Batho indiquent qu’ils limitent à 3 €/MWh la hausse de la CSPE pour 2013, soit une hausse de 2,5% du montant annuel des factures (15 € environ).

En conséquence, rappelle le régulateur, EDF devra débourser 2 Md€ supplémentaires pour boucler l’économie du système, l’an prochain. Pour rentrer dans ses frais, le groupe présidé par Henri Proglio devra patienter quelques années: «La résorption de la dette laissée par l’ancien gouvernement sera étalée sur plusieurs années», affirme en effet le ministère de l’écologie.



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