Les renouvelables, c’est bon pour les pays pétroliers

Le 20 janvier 2016 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Les 6 pétromonarchies prévoient d'installer 80 GW de capacités renouvelables.
Les 6 pétromonarchies prévoient d'installer 80 GW de capacités renouvelables.
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L’agence internationale de l’énergie renouvelable (Irena) n’est pas coutumière du fait. Installé dans les Emirats arabes unis (EAU), le promoteur des énergies vertes est plus connu pour ses statistiques que pour ses coups d’éclat.

Ce mercredi 20 janvier, l’agence s’est pourtant fendue d’un rapport enjoignant aux pétromonarchies du conseil de coopération du golfe (CCG)[1] de changer de modèle énergétique.

 

Les objectifs des membres du CCG.
L’Arabie prévoit de mettre en œuvre 54 gigawatts électriques de production d’électricité d’origine renouvelable en 2040.
En 2030, le Koweït veut produire 15% de son électricité avec des énergies vertes.
En 2030, 20% de la production d’électricité du Qatar sera d’origine renouvelable.
En 2020, 5% de la capacité de production d’électricité du Bahreïn sera renouvelable.
En 2021, 21% de la capacité de production des EAU seront renouvelables.

L’Irena estime que les 6 producteurs d’hydrocarbures [2] ont tout intérêt à atteindre leurs propres objectifs en matière d’énergies renouvelables, tant leur addiction aux produits pétroliers est importante. Le déploiement des 80 gigawatts d’éolien et surtout d’énergie solaire prévus permettrait de réduire de 2,5 milliards de barils la consommation de pétrole, en 15 ans.

Ce faisant, les pétromonarchies épargneraient un bon milliard de tonnes de CO2 à l’atmosphère. Ce qui équivaut à alléger de 8% leur empreinte carbone régionale.

Développer les énergies vertes permettrait aussi de réduire de 16% la demande locale d’eau. Et contribuerait à la création de 210.000 emplois dans la région d’ici 2030. Pas si mal pour des pays déjà très touchés par la chute des revenus pétroliers.



[1] Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar.

[2] Ensemble, les 6 pétromonarchies disposent du tiers des réserves mondiales prouvées de brut et de 20% des réserves de gaz naturel.

 



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