Les rejets de la marée noire de BP

Le 22 septembre 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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On l’oublie trop souvent, la marée noire produite par l’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon n’a pas seulement pollué le golfe du Mexique et son littoral.
 
Pour réduire le volume de brut, les sauveteurs ont procédé à de nombreux brûlages des hydrocarbures flottant à la surface de l’Atlantique. Ce qui n’a pas manqué d’envoyer dans les airs d’importantes quantités d’aérosols.
 
Pour les évaluer, l’administration américaine de l’atmosphère et de l’océan (la Noaa, selon l’acronyme anglais) a dépêché sur zone l’un de ses avions bourrés de capteurs.
 
Décortiqués par les chercheurs, les résultats de ces examens on air sont diablement intéressants. Dans un article publié sur le site des Geophysical Research Letters, une dizaine de chercheurs estiment que 5% environ du brut flottant a été brûlé par les sauveteurs.
 
Ces combustions ont produit d’importantes volutes de suies (black carbon), dont le volume est estimé entre 630 et 2.000 tonnes. Ce qui représente, à peu près, les rejets de suies de tous les navires croisant dans ces eaux durant 9 semaines.
 
Par sa capacité à absorber l’énergie solaire, ce genre de suies de combustion est un important contributeur au réchauffement climatique, même si l’importance de son impact radiatif fait encore débat au sein de la communauté scientifique.


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