Les régimes gras, mauvais aussi pour les dents

Le 29 novembre 2012 par Romain Loury
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Si c'est pas bon pour les souris, ce n'est pas bon pour nous
Si c'est pas bon pour les souris, ce n'est pas bon pour nous

Les régimes alimentaires trop gras favorisent les parodontites, infections bactériennes affectant les tissus de soutien des dents, selon une étude française publiée dans la revue PLoS ONE.

Menés chez la souris, ces travaux de Vincent Blasco-Baque, de l’Institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires (I2MC, Inserm/université Paul Sabatier) de Toulouse, et ses collègues décryptent le lien déjà observé entre les parodontites et le diabète de type 2 (non insulinodépendant). Dans les deux cas, l’alimentation trop riche en lipides agit en déséquilibrant la flore, intestinale dans un cas, gingivale dans l’autre.

Soumises à un régime riche en graisses, les souris étudiées par les chercheurs développaient une inflammation au niveau des tissus de soutien des dents, avec une prolifération de bactéries des types Fusobacterium nucleatum et Prevotella intermedia.

«Ces mêmes bactéries passent ensuite dans le sang circulant et sont responsables de l’apparition du diabète de type 2. Ainsi, la parodontite serait donc un signal d’appel du diabète», explique l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) dans un communiqué.

«Pour prévenir les risques [de maladies métaboliques], il est important de préserver une flore extrêmement diversifiée, que ce soit au niveau de la peau, de la bouche ou de l’intestin. Plus celle-ci est variée, plus l’immunomodulation est éduquée, plus elle est efficace contre l’inflammation et les maladies associées», ajoute Rémy Burcelin, co-auteur de ces travaux.

Autre résultat, les chercheurs montrent l’effet protecteur des œstrogènes contre les parodontites, ces hormones féminines agissant probablement par régulation du système immunitaire local. Ce qui expliquerait pourquoi les femmes ménopausées sont particulièrement à risque de parodontite.



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