Les quotas de pêches de l'UE stabilisés pour 2005

Le 27 décembre 2004 par Christine Sévillano
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Les ministres de la Pêche de l'UE ont réussi à s'accorder sur les quotas de pêche et à faire plier la Commission européenne sur plusieurs points, notamment l'interdiction totale de pêcher sur plusieurs zones de la mer du Nord. Pourtant la reconstitution des stocks de cabillaud demeure toujours le sujet le plus préoccupant. Les pêcheurs se voient d'ailleurs une nouvelle fois limités en nombre de jours d'activité.

Mercredi, à l'aube, les ministres de la Pêche de l'Union européenne (UE) ont réussi à se mettre d'accord sur les plafonds de captures par espèces et les quotas de pêche de chaque pays dans les eaux communautaires pour 2005. La Commission européenne avait présenté des propositions de réduction drastique des quotas. Mais sur l'essentiel, elle a cédé: les quotas, totaux admissibles de capture (TAC), restent stables.

La Commission a notamment reculé sur la fermeture totale de la pêche dans la Mer du Nord qui aurait permis de reconstituer des stocks de cabillaud. Leministre français de l'Agriculture, Dominique Bussereau, s'est d'ailleurs opposé à ce projet qui lui semblait compliqué à mettre en oeuvre et disproportionné. D'autant que les pêcheurs français n'assurent que 1 à 5% des captures de cabillaud. En fait, la pêche au cabillaud est davantage pratiquée par la Belgique et les Pays-Bas, mais la Commission, intraitable, intégre les côtes françaises du Nord dans le processus de limitation.

Les quotas n'ayant pas suffit à limiter la pêche de cette espèce, la Commission les assortit d'efforts de pêche, autrement dit d'un nombre limité de jours d'exercice des activités de pêche. L'accord sur 2005 leur retire un jour par mois, ainsi les chalutiers ont le droit de pêcher 19 jours par mois contre 20 pour 2004, et les fileyeurs 13 jours contre 14. Au ministère, on assure que des jours de dérogations sont malgré tout accordés aux pêcheurs quand ils prouvent qu'ils ne capturent pas de cabillaud.

Une autre région sera concernée en 2005 par les efforts de pêche en plus des quotas à respecter: la Manche Ouest. Les pêcheurs bretons ne pourront sortir que 20 jours par mois désormais afin de préserver le stock de sole. Cette espèce est exposée à des risques de rupture. La Commission préfère alors appliquer le principe de précaution. La France et ses homologues européens consentent des efforts sur les espèces profondes (grenadier, sabre noir, empereur, etc.). La France a promis de réduire les quotas de moins de 15%. Cette mesure est combinée à un effort de pêche plus important obtenu par une diminution de la puissance propulsive des navires de moins de 10%, comparé à l'année 2003. Au ministère, on est satisfait puisque la Commission avait au départ demandé une baisse de 50% des TAC des espèces profondes! Le traumatisme des pêcheurs aurait été important, et c'est ce que le ministre voulait éviter selon son entourage.

Des efforts qui s'avèrent difficiles à faire pour les pêcheurs pour conserver une viabilité économique. Surtout au regard du voisin norvégien, pays hors de l'UE, qui vient de décider de relever son quota de pêche des petits rorquals. Il est porté à 797 en 2005 contre 670 en 2004. Pourtant, le quota n'a pas été atteint puisque les pêcheurs n'en ont capturé que 543. La Norvège va ainsi à l'encontre du moratoire international de la Commission baleinière internationale (CBI) appliqué depuis 1986, grâce à une clause de réserves déposée lors des négociations.




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