Les puits de carbone européens dépassés par les changements d'usage des sols

Le 26 novembre 2009 par Victor Roux-Goeken
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Les écosystèmes terrestres européens n'ont la capacité d'absorber que 2% des émissions domestiques, industrielles et du transport, selon une étude (1) à paraître en décembre dans Nature Geoscience et relayée lundi 23 novembre dans un communiqué du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Elle a été réalisée par les chercheurs du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (CEA, CNRS et l'université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), à l'origine du premier bilan des flux de gaz à effet de serre échangés entre l'atmosphère et le continent européen.

En cause: l'usage des écosystèmes européens, qui émettent de l'oxyde nitreux dû à la fertilisation des prairies et des cultures, ainsi que du méthane provenant des tourbières ou des ruminants. Sans cela, ils compenseraient 15% environ des émissions associées à la combustion d'énergies fossiles.

«La réduction des émissions de méthane et d'oxyde nitreux liées à la gestion des terres doit être une priorité si l'on veut que les écosystèmes terrestres d'Europe contribuent davantage à atténuer le réchauffement climatique», selon le directeur adjoint du LSCE Philippe Ciais.

(1) Schulze et al., «Importance of methane and nitrous oxide for Europe’s terrestrial greenhouse-gas balance», Nature Geoscience, 2 décembre 2009 (en ligne le 22 novembre)