Les propositions de la France pour lutter contre la déforestation

Le 13 octobre 2010 par Célia Fontaine
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 13 millions d'hectares de forêt disparaissent chaque année dans le monde. Pour lutter contre le phénomène, un rapport remis le 12 octobre au président de la République Nicolas Sarkozy plaide en faveur d’une politique internationale de reforestation (forêts tropicales), menée avec la participation et au bénéfice des populations locales.

A l’occasion de la Conférence internationale sur les grands bassins forestiers qui s'est tenue à Paris le 11 mars dernier, le chef de l'Etat avait chargé Jacques Le Guen, député du Finistère, d'identifier les « outils et politiques mobilisables au niveau européen et international » pour « lutter contre la déforestation » et préserver la biodiversité. La Norvège et la France ont déjà lancé en 2009 un fonds contre la déforestation doté de 4 milliards d'euros sur trois ans, financé par plusieurs pays du Nord, mais l’urgence de la situation implique de nouvelles actions.

La principale proposition du rapporteur est de créer un Fonds mondial de reboisement et d'adaptation au changement climatique (Frac) alimenté par des financements innovants, c’est-à-dire « de nouvelles taxes mondiales ». Ces taxes pourraient, par exemple, viser les pays connaissant une déforestation nette, mais aussi les huiles végétales, les carburants fossiles, l'électricité, les flux financiers ou informatiques.

Jacques Le Guen propose également de transformer le département Forêt de l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) en un « Observatoire mondial de la forêt » chargé à la fois de la certification de la gestion forestière et du contrôle du taux de boisement, à l'aide d'un système international de télédétection par satellites.

Nicolas Sarkozy a assuré à l’auteur du rapport que la France « endosserait ses propositions en matière de gouvernance » et qu’elle « porterait le débat sur la question centrale de la certification forestière » au sommet de Cancun en décembre. Une partie des recettes tirées de la taxe sur les transactions financières devrait être directement affectée à des programmes de valorisation forestière, selon le chef de l’Etat.

 

 



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