Les projets de «génétique verte» de l’Inra

Le 02 mars 2012 par Geneviève De Lacour
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Du blé génétiquement modifié
Du blé génétiquement modifié

Comme chaque année, à l’occasion du Salon international de l’agriculture, qui se tient actuellement Porte de Versailles à Paris, l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) aime présenter ses avancées scientifiques. Aujourd’hui 2 mars, l’Institut a mis en avant son travail d’amélioration génétique de certaines céréales comme le blé, le maïs ou le riz, et cela dans un contexte d’adaptation aux changements climatiques.

Le blé est la céréale la plus cultivée au monde. Mais en France, comme dans les autres grands pays producteurs, les rendements stagnent depuis 1995, essentiellement en raison des changements climatiques. La production mondiale n’est pas suffisante pour satisfaire la demande qui s’accroit sans cesse depuis 10 ans, du fait de la croissance démographique et du changement des habitudes alimentaires. Sans oublier la production des agrocarburants.

L’Inra participe à un projet, appelé «Breedwheat», de développement de nouvelles variétés de blé, plus résistantes au changement climatique et aux pathogènes. Le projet est colossal. Doté de 34 millions d’euros, ce programme envisage d’évaluer 48.000 parcelles pendant 9 ans et de sélectionner, par la génomique, les variétés les plus sobres en eau et en azote, les plus résistantes à la chaleur et à la sécheresse mais aussi à certaines maladies. 13 partenaires publics seront associés à 11 compagnies privées et 2 instituts.

Pour le maïs, le cas est un peu différent. Le rendement de la principale céréale hybride cultivée en Europe diminue moins que celui des autres espèces. Cependant, au cours des dernières années, les surfaces semées ont reculé en raison de la gourmandise du maïs en eau mais aussi à cause des fluctuations climatiques, le développement des ravageurs et l’évolution des pratiques culturales.

Le programme «Amaizing» entend développer de nouvelles espèces. Il s’agit dans un premier temps de séquencer les variétés actuelles, d’en décrire les caractères agronomiques, avant d’identifier les régions et les gènes impliqués dans le rendement ou la stabilité en cas de stress. Des résultats qui seront ensuite validés sur des milliers de plantes. D’une durée de 8 ans et d’un budget de 27,5 M€, le projet est coordonné par l’Agence nationale de la recherche (ANR).

Enfin, le projet «Grisp» a pour but l’amélioration variétale du riz. Aliment de base de plus de 3,5 milliards d’êtres humains, son rôle est essentiel pour l’alimentation du continent asiatique mais aussi de plus en plus en Afrique et en Amérique latine. Or les rendements ne progressent plus que de 0,8% par an contre 2,2% au cours de la période 1970-1990.

Le Global Rice Science Partnership, centre international de recherche sur le riz basé aux Philippines, souhaite développer de nouvelles variétés, pour faire remonter le rendement annuel à 1,5%. Des variétés qui seraient aussi plus tolérantes au stress en tous genres. Il s’agit pour les scientifiques, dont les chercheurs français du Cirad/Inra et de l’IRD qui participent au programme, de mieux exploiter la diversité génétique de cette espèce et d’accélérer la création et la diffusion de nouvelles variétés. Le projet sur le gène Sub1, financé par la fondation Bill Gates et partenaire, vise par exemple à développer des variétés tolérantes à la submersion, la sécheresse ou la salinité.

 



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