Les projets de centres commerciaux ne sont plus les bienvenus

Le 19 février 2019 par Stéphanie Senet
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Open sky et ses 40.000 mètres carrés de commerces dans la banlieue de Rennes
Open sky et ses 40.000 mètres carrés de commerces dans la banlieue de Rennes

Un projet de zone commerciale dans la périphérie de Rennes accumule les oppositions de tous bords.

 

Accusés d’accaparer des terres agricoles et de favoriser le recours à la voiture, les projets de centres commerciaux font face à des oppositions croissantes en France. Parmi eux: Open sky, ses 40.000 mètres carrés de commerces et ses 1.400 places de parking. Ses opposants comptent des élus de droite et de gauche, des associations de défense de l’environnement, la Chambre de commerce et la Confédération paysanne.

 

9 hectares de terres agricoles en moins

En quelques semaines, une pétition a réuni près de 7.000 signatures contre ce projet qui doit grignoter 9 hectares de terres agricoles. Une mobilisation qui n’aurait pas été aussi forte il y a quelques années. «Il y a une prise de conscience citoyenne plus importante aujourd’hui. La crise des Gilets jaunes est liée à cette forme d’aménagement du territoire», estime Matthieu Theurier, vice-président de Rennes métropole en charge de l’économie sociale et solidaire (EELV). Le président socialiste de la métropole, Emmanuel Couet, a appelé à abandonner le projet porté par la Compagnie de Phalsbourg.

 

5 millions de mètres carrés dans les tuyaux

Au total, 5 millions de mètres carrés de zones commerciales sont en projet dans l’Hexagone, dont 3 M ont déjà reçu leur autorisation et 85% sont situés en périphérie d’une ville. Seule barrière à cet essor, la loi Elan donne aux préfets depuis novembre le pouvoir de geler une implantation de centre commercial et complexifie le processus d’autorisation. 

 

Revoir la fiscalité

«J’espère que le Grand débat national sera l’occasion de revoir la fiscalité au regard de l’environnement. Aujourd’hui, quand vous créez une zone d’activités, vous recevez de l’argent. Par exemple, un million d’euros par an pour une zone commerciale qui grignote 20 hectares de terres agricoles. Quand vous protégez une zone humide, vous en perdez. C’est intolérable», résume Thierry Burlot, vice-président de la région Bretagne en charge de l’environnement.



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