Les producteurs de protéines mis à l’index

Le 31 mai 2018 par Stéphanie Senet
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Pour la première fois, une étude évalue les risques sur l'environnement des producteurs de viande, lait et produits de la mer
Pour la première fois, une étude évalue les risques sur l'environnement des producteurs de viande, lait et produits de la mer

Publié ce 31 mai, le FAIRR[1] Protein Producer Index évalue les impacts environnementaux, sanitaires et sociaux des 60 plus grands producteurs de protéines au monde.



[1] Farm Animal Investment Risk & Return

 

 

60% des plus grands producteurs de protéines ont des activités à risques pour l’environnement, le climat ou la santé, selon ce premier index réalisé par un réseau d’investisseurs spécialisés dans la production de protéines animales fondé par Coller Capital. Ces multinationales pèsent 152 milliards de dollars (130,4 Md€). «Les investisseurs ont besoin de données environnementales et sociales pour éclairer leurs décisions. Cette information manquait aux secteurs de la viande, des produits de la mer et du lait», explique Jeremy Coller, de Coller Capital.

 

Neuf critères à la loupe

Neuf critères ont été passés en revue: émissions de gaz à effet de serre (GES), déforestation et perte de biodiversité, stress hydrique, pollution et déchets, usage des antibiotiques, conditions de travail, sécurité alimentaire, protéines durables et bien-être animal. 

A l’exception de deux firmes aquacoles norvégiennes, Marine Harvest et Leroy Seafood, la plupart des acteurs affichent de piètres performances dans l’un ou plusieurs de ces critères. Selon ce classement, l’usage d’antibiotiques non contrôlé est le risque le plus mal géré: 77% des compagnies (pesant 240 Md$ ou 205,9 Md€) n’ayant mis en place aucune stratégie ni processus pour le réduire.

 

Le grand flou sur les émissions

Second impact et non des moindres: les émissions de GES. Alors que ces industriels émettent l’équivalent de 14,5% des émissions anthropiques de GES, près de trois quarts d’entre eux ne publient par leurs émissions ou diffusent une information non fiable, notamment à leurs actionnaires.

La pression sur l’eau s’avère également mal documentée. Un tiers seulement des compagnies informent sur leur consommation alors que l’agriculture consomme 92% des eaux douces dans le monde, dont près d’un tiers vont à l’élevage.

A contrario, la production de déchets et la pollution des eaux et des sols ont été les mieux pris en compte par les multinationales, 43% d’entre elles affichant un «risque faible».

En conclusion, le rapport souligne l’intérêt des protéines alternatives, non issues de la viande, du lait ou des produits de la mer. Un marché en pleine expansion, dont le chiffre d’affaires mondial devrait atteindre 5,2 Md$ (4,4 Md€) d’ici 2020.

 



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