Les problématiques des éco-entreprises franciliennes

Le 31 janvier 2005 par Christine Sévillano
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Une étude régionale au travers de 55 éco-entreprises de petite taille en Ile-de-France a permis de mettre en évidence les problèmes rencontrés par ce secteur. La Drire Ile-de-France a identifié des solutions qui passent tout d'abord par une meilleure visibilité du secteur qui compte environ 50.000 salariés.

A la suite du panorama national des éco-entreprises, la Direction régionale pour l'industrie, la recherche et l'environnement (Drire) d'Ile-de-France a présenté une étude plus régionale sur la base d'un panel de 55 entreprises de secteurs variés. «L'objectif était surtout d'appréhender l'offre pour mieux la valoriser et savoir quel type d'actions mettre en oeuvre», explique Katia Thabourin, chargé de mission pour le développement industriel de la Drire. Les éco-entreprises visitées ont été choisies car elles fabriquent des éco-produits, mettent en oeuvre des process industriels ou développent des technologies propres.

Les éco-entreprises franciliennes ont une activité récente. Elles subissent une forte concurrence des grands groupes dont elles sont parfois les sous-traitants. L'étude montre aussi que leur activité de production est externalisée. Les éco-entreprises apparaissent peu certifiées et rencontre des freins au développement d'une politique cohérente de propriété industrielle. De plus, elles n'arrivent pas à recruter du personnel spécifique à leurs problématiques, notamment des commerciaux qui manquent de connaissances environnementales. Les éco-entreprises ne disposent pas non plus de fédération ou d'une organisation qui leur permettrait d'avoir une veille réglementaire efficace. «Les éco-entreprises vont d'ailleurs souvent chercher cette surveillance chez leurs clients», poursuit Katia Thabourin.

En fonction de ces résultats, la Drire Ile-de-France a identifié plusieurs pistes d'action comme le recours à un conseil extérieur pour réaliser une étude de marché à l'étranger ou la mise en place d'un système de management environnemental. La Drire réfléchit aussi avec le réseau Territoires environnement emplois (TEE) à créer une formation adaptée aux besoins des éco-entreprises. Enfin, la constitution d'un réseau d'entreprises, notamment en partenariat avec les chambres de commerce et d'industrie, donnerait une meilleure visibilité des activités environnementales aux entrepreneurs. La Drire travaille déjà à la rédaction d'un annuaire électronique des éco-entreprises en partenariat avec Oséo, groupe issu de BDPME, de l'Anvar et de l'Agence des PME,  permettant la promotion de leurs produits et services.




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