Les "prix de la honte" décernés à Gazprom et Gap

Le 23 janvier 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Une plateforme d'exploration de Gazprom, en mer de Pechora.
Une plateforme d'exploration de Gazprom, en mer de Pechora.
Gazprom

2014 est donc une année en G, pour les internautes. A l’invitation de Greenpeace et de la Déclaration de Berne, plus de 280.000 personnes ont voté, par internet, pour désigner les récipiendaires des prix de la honte, les Public Eyes Awards.

C’est à quelques encablures du sommet économique mondial de Davos que ces prix peu reluisants ont été attribués, ce jeudi 23 janvier. Le prix du public a été décerné à Gazprom. Le gazier russe se voit reprocher, par 95.277 internautes exactement (dont 2.057 Français), de vouloir développer la production pétrolière offshore dans les mers bordant l’Arctique.

«Gazprom est la première entreprise à avoir construit une plate-forme de forage dans l’Arctique, dans la mer de Pechora, en Russie. En décembre 2013, Gazprom a été la première entreprise au monde à procéder à des forages pétroliers dans la mer de Barents, en Arctique», rappelle le site des organisateurs. Ce qui n’est pas tout à fait vrai.

Total, déjà en 1971

Le 10 septembre dernier, la compagnie suédoise Lundin Petroleum annonçait la découverte d’un important gisement d’huile dans la mer de Barents. Son puits a été foré à trois mètres précisément d’un autre puits, sec celui-là, creusé par les équipes de Total… en 1971. A une trentaine de kilomètres de là, le Norvégien Statoil exploite un champ gazier offshore et une usine de liquéfaction depuis 2007. Bref, Gazprom n’est pas le premier (ni le dernier) à s’intéresser aux ressources en hydrocarbures des fonds de la mer de Barents.

Plus qu’un coup de semonce adressé au géant gazier russe, le prix du public ressemble plutôt à une punition indirectement infligée à la Russie, dont les autorités ont maltraité les activistes de Greenpeace, à la fin de l’année passée.

La seconde récompense —le prix du jury— a été décernée à Gap. Un peu plus de 44.000 votants (dont 522 tricolores) reprochent au géant de la mode américain d’avoir refusé de signer la convention sur la protection contre les incendies et la sécurité des bâtiments. Rédigé en 2011, dans le cadre des campagnes Clean Clothes et IndustriALL, cet accord, juridiquement contraignant, oblige à renforcer les mesures de prévention contre les incendies dans les usines de vêtements, à mettre en place des missions d’inspection et à réaliser certains travaux.

Selon le dernier recensement disponible, 134 entreprises internationales du vêtement ont signé cette convention, majoritairement allemandes, néerlandaises et britanniques. Dans l’Hexagone, seuls Auchan, Camaieu, Carrefour, Groupe Casino et les centres E. Leclerc ont fait de même.

 



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