Les prix de l’alimentation battent des records

Le 06 janvier 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Sécheresse en Argentine, inondation en Australie, prix du pétrole en hausse : autant de phénomènes qui expliquent – tout ou partie - l’inflation des prix de l’alimentation dans le monde.

 

Dans sa livraison du mois de janvier, l’ indice des prix des produits alimentaires de la Food and Agriculture Organisation (FAO, l’organisation onusienne de l’alimentation et de l’agriculture) montre que rarement le prix des denrées alimentaires n’avait atteint de tels niveaux.

 

L’indice mensuel des prix du sucre atteint les 400, contre 216 en mai dernier ; l’indice des huiles et des matières grasses atteint 263, contre 169 au début de l’année passée ; l’indice des céréales flirte avec les 240, contre 151 en juin 2010.

L’indice mensuel du prix de l’alimentation (constitué d’un panier de prix des céréales, des huiles et matières grasses, de viande, de sucre et de produits laitiers) ne cesse de grimper depuis un semestre.

 

Sur une base annuelle, les indices des prix mondiaux de la viande et du sucre atteignent des niveaux jamais observés depuis 1990.

 

La situation est donc inquiétante. D’autant que certains gros exportateurs de céréales, comme la Russie (à cause des incendies de l’été 2010) et l’Australie (sous les eaux) ont stoppé ou vont réduire leurs exportations de grains.

 

Pour autant, les spécialistes ne semble pas, pour le moment, craindre de nouvelles émeutes de la faim, comme celles qui avaient défrayé la chronique en 2008. Dans son rapport mensuel, la FAO souligne que les stocks de riz, de blé et de maïs blanc – principales denrées alimentaires de base dans nombre de pays vulnérables – sont plus élevés qu’il y a deux ans. « Ce qui atténue le risque d’assister à une répétition de la crise de 2007/08 pendant la campagne en cours. »

 

Le spectre de la pénurie n’est pourtant pas écarté. Il faudra que la production de produits alimentaires de base progresse fortement lors de la prochaine campagne pour reconstituer les stocks. Ce qui ne paraît pas gagné.

 

En raison du niveau très élevé des cours du soja, du sucre ou du coton, les agriculteurs pourraient être tentés de limiter leurs semis de céréales, pour se consacrer à des cultures plus rentables.

 

Autre inconnue : l’évolution des prix du pétrole. Le 6 janvier, le prix du baril se maintient à un niveau de 90 dollars (68,73 euros). Et bon nombre d’experts estiment que le prix du brut pourrait rapidement dépasser les 100 $ (76,37 €). Renchérissant d’autant le coût de production des produits agricoles, dont la plupart (si l’on inclut les intrants) sont très énergivores



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