Les priorités du nouveau patron d’Aquafed

Le 10 avril 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Mamadou Dia: remettre l'eau dans l'agenda politique international.
Mamadou Dia: remettre l'eau dans l'agenda politique international.
Aquafed

A deux jours de l’ouverture du 7e forum de l’eau de Daegu-Gyeongbuk (Corée du Sud), Mamadou Dia a profité de son passage à Paris pour présenter son programme de nouveau président exécutif d’Aquafed, la fédération internationale des opérateurs privés des services d’eau.

Succédant au Français Gérard Payen, le directeur général de la Sénégalaise des eaux (SDE) entend, bien sûr, faire prospérer son organisation. Comptant quelque 400 membres (dont Veolia Water et Lyonnaise des eaux), Aquafed peine à attirer les professionnels d’Asie. Il est vrai que le secteur privé n’y est pas toujours bien vu. Comme en témoignent les récentes mésaventures indonésiennes de Suez Environnement. Cela ne rebute pas pour autant le lobbyiste sénégalais qui profitera du sommet sud-coréen pour recruter de nouveaux membres asiatiques.

devenir plus efficaces
Sous sa direction, Aquafed favorisera l’échange de bonnes pratiques (tarification sociale et progressive, protection des captages, certification des organisations): «Nous devons aider nos membres à devenir plus efficaces», plaide-t-il. Aquafed doit aussi favoriser le repositionnement de l’eau dans l’agenda international. «Peu de pays africains atteindront les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) pour ce qui concerne l’approvisionnement en eau, et aucun pour l’assainissement», s’inquiète le lobbyiste.

les besoins en investissements s’accroissent

Or, avec la démographie et les conséquences des changements climatiques, les besoins en investissements aquatiques s’accroissent. Pour ne pas laisser gagner la sécheresse, Mamadou Dia veut jouer sur plusieurs tableaux. Politique, d’abord, en participant activement aux négociations à l’issue desquelles seront définis les objectifs de développement durable (ODD), qui succéderont aux OMD. En cours de négociation, le 7e ODD doit, d’ici 2030, «garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable». Ce qui n’est pas gagné.

Utiliser le Fonds vert climatique
En conséquence, la quête de nouvelles ressources financières sera l’autre point essentiel de l’action du patron d’Aquafed. Les dispositifs classiques d’aide au développement étant insuffisants pour satisfaire une demande croissante d’investissements, les opérateurs devront se montrer imaginatifs. «A cet égard, le Sénégal demandera une aide du Fonds vert climatique pour financer le transfert de l’eau du nord vers le centre et le sud du pays», explique Mamadou Dia. Un projet qui comprend la réalisation de deux aqueducs reliant, sur plusieurs centaines de kilomètres, le bassin du fleuve Sénégal à l’est du pays et à l’agglomération dakaroise.

 



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