Les priorités de Nicole Bricq

Le 04 juin 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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N.Bricq lancera un débat sur la transition énergétique. Comme prévu.
N.Bricq lancera un débat sur la transition énergétique. Comme prévu.

Dans un entretien accordé au quotidien Le Monde, la ministre de l’écologie précise ses priorités. Sans surprise, Nicole Bricq annonce l’organisation, dès le mois de juillet, d’une conférence environnementale: une suite du Grenelle, élargie aux parlementaires. «Placée à égalité d'importance avec la conférence sociale. Son rôle sera de définir la méthode et l'agenda des négociations à venir, pour franchir une étape vers un nouveau modèle de développement. Il s'agira d'identifier et de mettre en œuvre les leviers financiers, fiscaux, technologiques, démocratiques pour engager la transition écologique et développer l'économie verte, avec des points d'accroche irréversibles.»

Pour l’automne, l’ancienne sénatrice de Seine-et-Marne annonce, là aussi sans surprise, un débat sur la transition énergétique. Ses objectifs sont déjà posés: rééquilibrage du mix énergétique français (comme dans le précédent débat organisé par Nicole Fontaine en 2003), fermeture de Fessenheim en 2017. Mais surtout la présentation, au premier semestre 2013, d’un projet de loi de programmation sur l’énergie.

Plus inquiétant, la ministre suggère d’aider la filière photovoltaïque (mal en point, il est vrai) en utilisant «le grand emprunt et les investissements d’avenir». Ce qui n’est pas leur vocation.

Sur la délicate question de l’exploitation des gaz de schiste, Nicole Bricq (qui s’est illustrée dans le combat contre ces hydrocarbures) botte en touche. Elle annonce, certes, la mise en ligne de «l'intégralité des permis octroyés, en cours d'instruction ou demandés». Sans préciser la suite. «Les populations et les élus n'acceptent plus que l'on prenne, en toute opacité, des décisions qui peuvent être nuisibles à l'environnement.» Comme ses prédécesseurs, la locataire de l’hôtel de Roquelaure estime «que le Code minier est obsolète» et «qu’il doit être remis à plat». Seule chose certaine: les décisions concernant l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures seront prises avec Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif.

Autre sujet délicat: les OGM. Pas d’évolution à attendre du côté de Paris. «Le gouvernement français réaffirme son opposition aux OGM. J'ai obtenu il y a quelques jours la garantie que mon homologue britannique s'opposerait, tout comme l'Allemagne, à la proposition de directive du Danemark qui permettrait aux sociétés fabriquant des OGM de demander des autorisations de mise sur le marché pays par pays.»

 



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