Les prêteurs US défient Obama

Le 05 juillet 2010 par Thérèse Rosset
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Les organismes de prêts américains se sont ouvertement positionnés contre le plan PACE (Property assessed clean energy), promouvant l’efficacité énergétique des maisons. L’initiative, soutenue par l’Etat à hauteur de 150 millions de dollars, s’inscrit dans une dynamique de réduction de la dépendance envers les énergies fossiles. Mais la mesure environnementale, lancée en 2008, déplait largement aux prêteurs. L’Agence fédérale de financement du logement a tout bonnement refusé de se plier à ce programme. Et ce, malgré les efforts du département de l’énergie pour faire évoluer les pratiques. Deux députés ont en effet adressé un courrier vendredi 2 juillet à l’Agence financière pour la convaincre de collaborer.

Grâce au PACE, les acquéreurs d’un logement pourront emprunter pour s’équiper en panneaux solaires ou autre installation économe en énergie. Le prêt est remboursé sur 20 ans, par le biais d’une imposition spéciale sur la taxe foncière. Autre particularité : l’obligation de rembourser le « prêt-PACE » est lié à la maison. En clair, si le logement est vendu avant l’échéance, le crédit sous forme de taxe est transféré au futur propriétaire.

Les organismes de prêts tels Fannie Mae et Freddie Mac s’opposent au mécanisme pour au moins une raison. En cas de saisie de l’habitation, les organismes de prêts passent en seconde position, après le paiement des taxes foncières. Le risque de non-remboursement est donc plus grand pour eux. Les « géants » du prêt américains ont jusqu’alors refusé d’accorder le moindre crédit en présence d’un financement PACE. Les autorités américaines auront du mal à inverser la tendance.

 



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