Les premiers résultats des travaux de l’OQAI

Le 01 décembre 2004 par Christine Sevillano
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Hier, au salon Pollutec, l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur a présenté le produit de ses premiers travaux. Créé en 2001, il a déjà réalisé certaines études sur l’air et la ventilation des écoles et des logements. L’objectif étant de mieux prévenir et réduire les risques liés aux polluants de l’air intérieur, en particulier pour la santé publique.

L'Observatoire de la qualité de l'air intérieur (OQAI), créé en 2001, a profité du salon Pollutec pour présenter hier les premiers résultats de ses études. Les deux missions de cet organisme rattaché au Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) consistent à identifier les sources de pollution de l'air intérieur et à évaluer l'exposition des populations aux agents polluants, notamment dans des lieux ciblés comme les écoles, les logements et les bureaux du secteur tertiaire. «Les sources ne sont pas seulement les agents venus de l'extérieur, nous trouvons aussi des polluants dus à la construction des bâtiments, aux produits de décoration, aux activités des occupants qui cuisinent, fument, traitent les plantes vertes ou leurs animaux domestiques avec des substances dangereuses. » analyse Séverine Kirchner, chef de projet au département qualité de l'air intérieur au CSTB et expert de l'OQAI. Les risques dépendent du temps d'exposition. Le temps moyen passé dans deslieux clos et en particulier dans le logement est en moyenne de 14 heures . L'OQAI recense les données disponibles dans l'objectif d'évaluation de l'exposition. Ainsi, l'organisme a relevé une insuffisance de données rassemblées sur les zones rurales et un manque d'informations sur l'approche globale de l'exposition diurne des personnes . «Nous avons surtout constaté le retard de la France par rapport à ses voisins allemands ou anglais, et même comparé aux Américains, sur les connaissances liées aux pesticides, aux métaux ou aux populations des enfants et des personnes âgées. Et nous ne pouvons pas utiliser leurs résultats car les pesticides sont différents, les systèmes de ventilation n'ont pas été construits avec la même logique. La France a donc besoin de mener ses propres études, en  particulier des études simultanées pour une meilleure pertinence des résultats», poursuit Séverine Kirchner. Ainsi des études sur les pesticides devront prendre en compte les  voies alimentaire et l'aérienne.

Des études, c'est aussi une des missions  essentielles que tient l'observatoire. Une enquête au sein d'une dizaine d'écoles d'Ile-de-France a notamment mis en relief le manque de ventilation à l'intérieur des bâtiments. Elles sont loin de répondre à la réglementation qui, selon une circulaire du 9 août 1978, impose un débit minimum de 15 mètres cube par heure (m3/h) et par personne. L'école la plus performante présentait seulement un débit de 10 m3/h et par personne. «La cause de cette absence d'application de la réglementation tient souvent à des problèmes d'entretien ou de conception des bâtiments», explique la chef de projet.

L'observatoire s'intéresse également à la hiérarchisation des polluants de l'air intérieur . L'OQAI a donc établi un classement grâce à un indice de hiérarchisation, réalisé sur l'impact sanitaire potentiel et le degré d'exposition. Le groupe A regroupe ainsi 7 substances hautement prioritaires comme le formaldéhyde, le groupe B recense 12 substances très prioritaires comme le dioxyde d'azote ou le monoxyde de carbone, le groupe C rassemble 32 substances prioritaires, et la dernière catégorie se concentre sur 22 substances inclassables en raison du peu de données possédées et l'absence connue d'impact sanitaire. Le groupe D rassemble par exemple certains phtalates ou éthers de glycols.

Cette hiérarchie des polluants a permis de préparer la campagne sur les logements menée de 2003 à 2005. Les résultats seront connus en décembre 2005.




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