Les premières propositions du «Grenelle des ondes»

Le 20 mai 2009 par Victor Roux-Goeken
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Dans un communiqué du mardi 19 mai, les associations Agir pour l’environnement et Priartém relaient les propositions d’une première synthèse de la table ronde «Radiofréquences, environnement et santé», diffusée la veille par le ministère de la santé auprès des différents acteurs.

Côté portables, le document de travail envisage une campagne d’information sur les risques susceptibles d’être liés à leur utilisation. Leur publicité à destination des moins de 12 ans pourrait être interdite, tout comme leur vente, voire leur usage dans les établissements scolaires. Les messages publicitaires dans le domaine de la téléphonie pourraient être assortis de mentions en recommandant un usage modéré. Une information sur les risques sanitaires éventuels pourrait figurer sur les appareils, ou être délivrée par les autorités sanitaires au moment de leur vente.

En matière d’antennes-relais, la synthèse propose deux options quant à la valeur du seuil d’exposition aux ondes: la reconnaissance du principe «aussi bas que raisonnablement possible» (Alara, acronyme de «as low as reasonably achievable») pour fixer une valeur-cible dans les lieux de vie; un accord sur une valeur-cible de qualité dans les lieux de vie, à définir entre les acteurs concernés, avant définition des modalités de mise en œuvre et de contrôle.

Le document de travail prévoit aussi une discussion régulière entre les parties sur un plan d’implantation des antennes-relais, le traitement précoce des contestations, ainsi que la protection des sites «sensibles».

Autre proposition relayée par l’association: l’organisation d’une «conférence de citoyens à l’automne ainsi que la saisine éventuelle de la Commission nationale du débat public afin que cet organisme anime des débats localement».

De son côté, l’association Robin des Toits regrette dans un communiqué du 20 mai que ce document de travail ne reprenne pas sa proposition de mener des tests du seuil d’exposition de 0,6 volt par mètre dans des villes pilotes (1), alors que l’appel à candidature «rencontre un grand succès». «Les représentants du gouvernement (…) ne répondent qu’aux inquiétudes fondées des opérateurs», et abandonnent la population et les élus, estime l’association, qui compte à nouveau se «tourner vers les tribunaux», en référence aux démontages d’antennes-relais ordonnés par la justice (2).

(1) Dans le JDLE «Antennes: des villes pilotes pour le seuil de 0,6 V/m»
(2) Dans le JDLE «Croisade judiciaire contre les antennes-relais»


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus