Les prairies appauvries par notre azote

Le 29 mars 2016 par Romain Loury
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24% de sites appauvris
24% de sites appauvris
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En grande partie du fait des nitrates agricoles, les dépôts atmosphériques d’azote ont triplé au cours du XXème siècle. Avec pour effet une réduction de la diversité d’espèces herbacées sur de nombreux sites naturels, notamment les prairies, révèle une étude américaine publiée lundi 28 mars dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (Pnas).

Si l’azote favorise la croissance végétale, sa surabondance dans l’environnement, du fait de son usage agricole, pourrait avoir des effets collatéraux sur la diversité des espèces. Par exemple, en favorisant la compétition entre plantes, dont certaines feront de l’ombre à d’autres. Publiée dans les Pnas, l’étude de Samuel Simkin, de l’université du Colorado à Boulder, et ses collègues est la première à dresser un état des lieux à aussi grande échelle.

Les chercheurs ont étudié 15.136 sites des Etats-Unis, aussi bien de forêts, de bois, de prairies et de zones à arbustes, analysant la diversité d’espèces herbacées en fonction des dépôts atmosphériques d’azote. Si ceux-ci sont très variables, allant de 1 à 19 kg d’azote par hectare et par an, ils affectent la biodiversité sur 24% des sites analysés, estiment les chercheurs.

Ce sont les sites ouverts, non forestiers, qui sont les plus vulnérables aux dépôts d’azote: au-delà d’un seuil de 8,7 kg par hectare et par an, la richesse en espèces commence à décliner, un effet encore plus marqué sur les sols acides (6,5 kg d’azote par hectare et par an). Sur les sites forestiers, dont la canopée fait écran, le seuil est de 13,4 kg d’azote par hectare et par an.



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