Les poussières de phtalates piégées par l’Anses

Le 29 juin 2011 par Geneviève De Lacour
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De nouvelles valeurs-guides de qualité d’air intérieur (VGAI) vont être élaborées par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). Elles sont relatives à 8 substances chimiques: l’acroléine, le 1-4 dichlorobenzène, l’acétaldéhyde, le chloroforme, le fluorène, le furfural, l’éthylbenzène, et le dioxyde d’azote. Dans le même temps, l’Agence va proposer, et cela pour la première fois, des valeurs-guides pour l’ingestion de poussières de phtalates à l’intérieur d’un bâtiment.
 
Une seule valeur-guide, très protectrice, sera définie pour chaque substance envisagée. «Nous prendrons en compte la valeur la plus protectrice, c’est-à-dire celle qui protège le mieux les populations les plus sensibles», explique Guillaume Boulanger, qui coordonne cette mission. Ces valeurs permettront d’évaluer le risque lié à l’inhalation, à l’intérieur des bâtiments, de substances chimiques reconnues comme toxiques.
 
«Chaque jour nous passons 80 à 85% de notre temps à l’intérieur d’un bâtiment, que ce soit dans un logement, un bureau, un gymnase ou une piscine», complète Guillaume Boulanger. «Or jusqu’à présent, nous manquions d’expertise, de valeurs-guides permettant d’évaluer le risque.»
 
Des expertises ont été rendues depuis 2007 sur 6 premières substances prioritaires (formaldéhyde, monoxyde de carbone, benzène, naphtalène, tétrachloroéthylène et tricholoroéthylène).
 
Un nouveau groupe a donc été constitué dont le rôle sera d’examiner la nouvelle liste de substances. L’Anses devrait commencer son travail avec le dioxyde d’azote. Les résultats seront publiés au fur et à mesure entre 2011 et 2014.
 
Mais pour la première fois, l’Anses va aussi prendre en compte les substances semi volatiles c’est-à-dire les plus lourdes, celles qui s’accumulent dans les poussières et que les enfants ingèrent lorsqu’ils portent leurs doigts à la bouche. L’Agence va donc se pencher sur la famille des phtalates, qui font déjà beaucoup parler d’eux.
 
Elle envisage l’élaboration de valeurs-guides pour les poussières contaminées par du DEHP (phtalate de di-(2-ethyl hexyle)), le phtalate le plus couramment détecté dans l’environnement intérieur et qui est considéré comme toxique pour la reproduction en Europe. «Il s’agit d’une grande première mondiale, conclut Guillaume Boulanger, mesurer les poussières de phtalates n’est pas chose facile».


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