Le lourd tribut des pollutions liées aux déchets

Le 14 mai 2019 par Stéphanie Senet
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Les décharges sauvages, sources de pollutions et de maladies
Les décharges sauvages, sources de pollutions et de maladies

 

L’insuffisance du système de traitement des déchets, en particulier plastiques, génère entre 400.000 et un million de morts par an dans le monde, selon le rapport publié ce 14 mai par l’ONG britannique Tearfund.

Les déchets ne tuent pas seulement la faune marine. Leur mauvaise gestion est responsable de 400.000 à un million de morts chaque année dans les pays en développement. Soit une personne toutes les 30 secondes par diarrhée, paludisme, maladie cardiaque ou cancer. Les déchets non pris en charge vont en effet obstruer les fleuves et les égouts, favoriser la reproduction d’insectes porteurs de maladies...

 

Feux à ciel ouvert

Selon Tearfund, un milliard de personnes ne bénéficient pas d’un service adéquat de collecte ou de traitement des déchets. Ce qui conduit ces populations à les brûler ou les jeter dans des décharges sauvages, au bord des routes, dans des fleuves, sur des terrains vagues... Des pratiques générant des pollutions de l’air, de l’eau et des sols, susceptibles également de contaminer la chaîne alimentaire.

 

Les multinationales en ligne de mire

L’ONG pointe en priorité la responsabilité des multinationales comme Coca-Cola qui inondent de plastiques à usage unique des pays en développement dépourvus d’infrastructures de traitement adaptées. Elle leur demande de rendre des comptes en publiant chaque année, d’ici 2020, le nombre de produits en plastique jetables fabriqués chaque année. Autre demande: la division par deux de ces produits d’ici 2025 au profit d’emballages réutilisables et rechargeables. Tearfund réclame aussi la généralisation d’un système de collecte adapté au niveau mondial d’ici 2022.

 

Responsabilité des pays développés

Les gouvernements des pays développés sont invités, de leur côté, à taper du poing sur la table. Objectifs: supprimer les subventions aux combustibles fossiles stimulant la production de plastiques vierges, augmenter la part de l’aide publique au développement consacrée à la gestion des déchets de 0,3% à 3%, stopper l’exportation des déchets et au contraire apporter une assistance technique aux pays en développement.

De leur côté, ces pays doivent légiférer sur la gestion des déchets, limiter les produits en plastique à usage unique, coopérer avec les collecteurs de déchets informels, ou encore mobiliser des fonds pour investir dans des infrastructures de collecte et de recyclage.

 



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