Les pollutions au mercure ont la vie dure

Le 20 novembre 2007 par Victor Roux-Goeken
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Métal dangereux pour la santé, le mercure est de plus en plus présent dans l'environnement, selon le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue). Selon le rapport du Pnue publié le mois dernier, 70% de ces émissions sont dues à l'incinération des déchets et à la croissance de la combustion du charbon, naturellement contaminé, et moins des 30% restants à l'extraction de l'or, dans de nombreuses opérations minières artisanales. Bien que les scientifiques soient conscients des dangers du mercure depuis plus d'un siècle, «il n'y a pas encore de réponse claire et décisive face à cet enjeu», a déclaré à Bangkok le directeur exécutif du Pnue, Achim Steiner.

Gouvernements et experts se sont en effet réunis la semaine dernière dans cette ville, avec la section des produits chimiques du Pnue, pour discuter de la meilleure façon de réduire les sources de ce métal toxique. Un rapport sera présenté aux ministres de l'environnement en février à Monaco pendant la réunion du conseil d'administration du Pnue-forum ministériel mondial sur l'environnement.

Le Pnue souhaite encourager les Etats à éliminer les produits à base de mercure d'ici 2020 en adoptant un accord d'élimination de ce métal et en soutenant l'initiative de l'ONU pour le développement industriel, qui a pour but de réduire de 50% l'utilisation du mercure dans l'extraction artisanale d'ici 2017.

La hausse des températures des lacs, l'érosion et l'accélération de la fonte du pergélisol pourraient faire augmenter encore plus les concentrations de mercure dans l'environnement.


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