Les politiques français face au rapport du Giec

Le 11 octobre 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Jean-Luc Mélenchon est l'un des rares politiques de premier plan à avoir réagi à la publication du rapport du Giec.
Jean-Luc Mélenchon est l'un des rares politiques de premier plan à avoir réagi à la publication du rapport du Giec.
VLDT

Pas un mot dans les formations de droite. Situation plus contrastée à gauche. Revue de textes.


C’est l’un des rapports les plus importants de ces dernières années. Lundi 8 octobre, un texte signé d’une centaine des climatologues du Giec  appelait à une transformation rapide et massive de nos sociétés pour endiguer le réchauffement. Faute de quoi, l’Humanité pourrait connaître quelques désagréments au cours des prochaines décennies.
Le JDLE a voulu connaître la réaction des principales formations politiques françaises à cette publication.

Pas un souffle à la LREM
A commencer par La République en marche (LREM). Sur son site, le parti du président de la République ne souffle mot sur le rapport spécial 1,5°C. Direction le compte twitter de Christophe Castaner, son délégué général. Bonne pioche. En quelques dizaines de signes, le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement indique que: «La pire des réponses serait le cynisme, l’abandon, nous nous y refusons.» Sans plus. Mais bon, il y a une réaction.
Tel n’est pas le cas des partis de droite. Pas une once d’intérêt perçu pour les questions climatiques et sociétales chez Les Républicains, au Rassemblement national ou chez Debout la France. Rien sur le site internet de ces formations ni sur les fils twitter de leurs leaders maximaux.

du mieux à gauche
A gauche, c’est mieux. Pour ce qui est des discours, s’entend. Hadrien Bureau, le porte-parole de Génération.s, écrit sur le site du parti créé par Benoît Hamon que «seule l’absence de volonté politique et de vision d’Emmanuel Macron empêche la France de se mobiliser pleinement et de tracer la voie de la transition écologique et énergétique». Sans doute jugée suffisamment forte, cette charge évite à Benoît Hamon de réagir directement.

Service maximal à EELV
Service maximal, en revanche, chez Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Dans un communiqué long comme un jour sans pain, Julien Bayou et Sandra Regol, porte-parole nationaux, rappellent que «les campagnes de culpabilisation à l’encontre de la population sont un moyen de faire oublier que la responsabilité comme la solution sont politiques. Les multinationales qui, par leur action prédatrice, accaparent les terres et polluent eau, terre et air et les responsables politiques qui les laissent agir ont une immense responsabilité dans le gâchis actuel et la catastrophe potentielle.»
De son côté, l’eurodéputé Yannick Jadot a signé une tribune «appelant au changement de paradigme économique afin de réussir la lutte contre le dérèglement climatique».

L’actualité climatique n’aura pas échappé à Jean-Luc Mélenchon. Dans une tribune, le dirigeant de la France insoumise estime que «limiter le réchauffement à 1,5°C implique des transitions systémiques profondes et rapides dans tous les process de production et d’échange».
On est beaucoup moins bavard chez les anciens camarades socialistes de ‘Méluche’. Pas une ligne de communiqué sur le site du PS. Pas un tweet d’Olivier Faure, le secrétaire général du parti. Est-ce si surprenant?
 



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