Les poissons californiens sont perturbés

Le 20 février 2008 par Agnès Ginestet
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Lors de la rencontre annuelle de l'American association of the advancement of science (AAAS) qui s'est déroulée à Boston du 14 au 18 février, le toxicologue Steven Bay, de l'institut de recherche Southern California coastal water research project (SCCWRP), a présenté des résultats relatifs à l'impact de substances chimiques sur la faune marine de la Californie du Sud. D'après le Los Angeles Times, la nouvelle étude montre que les stations d'épuration de cette région n'éliminent pas les hormones (oestrogènes) et perturbateurs hormonaux provenant de retardateurs de flamme, ou d'additifs en plastique. Des oestrogènes ont ainsi été trouvés chez une grande partie des poissons plats mâles analysés. Signe de leur féminisation, 90% ont synthétisé des protéines précurseurs du jaune d'oeuf, et l'un d'entre eux a même produit des oeufs.

Selon Steven Bay, la dilution dans l'eau de mer de ces polluants (anti-dépresseurs, anti-inflammatoires, fragrances, éléments de crèmes solaires...) n'est pas une solution pour réduire l'impact sur les animaux. «Les usines de traitement des eaux usées ne suppriment que 50 à 70% de ces substances chimiques», estime-t-il. Karen Kidd, professeur de biologie à l'université du Nouveau-Brunswick (Canada), a toutefois indiqué que si un traitement tertiaire était appliqué en Californie du Sud, où les stations n'utilisent que des traitements primaires et secondaires, presque tous les oestrogènes seraient éliminés.




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