Les Pnaq sont officiellement trop généreux

Le 16 mai 2006 par Enerpresse
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Comme prévu, le 15 mai, la Commission européenne a publié les résultats d’une année de marché des permis d’émissions de gaz carbonique.

Les résultats sont terribles, bien qu’incomplets. Seules les données de 21 pays ont été réunies dans le registre central européen (manquent la Pologne, Malte, Chypre et le Luxembourg ordre aléatoire), représentant 8.980 installations. Si globalement, le marché est très légèrement long (de 3,5%), la plupart des grands pays se retrouvent avec des masses importantes de quotas inutilisés. Le Danemark et la Lettonie comptent près de 30% de permis en trop; la Finlande et l’Estonie sont trop «longues» d’un quart de leurs allocations; la France de 12,71%. Même l’Allemagne, pour laquelle certains courtiers nourrissaient encore des espoirs, a émis 5,15% de moins qu’elle n’y était autorisée. Fort heureusement, les industriels espagnols, italiens, britanniques et irlandais ont quelques besoins, mais cela ne devrait pas être suffisant pour empêcher une nouvelle baisse du cours moyen des quotas. Le 12 mai, déjà, les cours ont plongé de près de 27%. Un mouvement qui devrait se poursuivre dans les jours prochains. Ce qui ne devrait pas faciliter le discours de certains électriciens qui tendent toujours à montrer que les quotas d’émissions (distribués gratuitement) sont décidément trop chers. Les résultats de cette première année de commerce font bien évidemment réagir les environnementalistes, qui dès le début, avaient dénoncé la surallocation de quotas de la plupart des PNAQ. «Les gouvernement ont délibérément ignoré le but du marché européen des quotas, sous la pression de leurs industries polluantes», s’emporte ainsi Matthias Duwe, le directeur du CAN Europe. Du côté de la direction générale de l’environnement, on est moins offensif. Parlant sous le couvert de l’anonymat, un fonctionnaire de Bruxelles explique la situation par le fait que les entreprises ont réellement réduit leurs émissions (- 9 millions de tonnes équivalent CO2 en Allemagne, notamment), qu’elles ont fait attention à leur consommation d’énergie, que les électriciens ont pu davantage faire turbiner leurs centrales hydroélectriques et que les conditions météorologiques hivernales ont été relativement clémentes. N’excluant pas toutefois que certains pays aient pu donner trop d’allocations, Bruxelles va demander que les émissions de chaque site soient vérifiées par les Etats-membres au cours des prochaines semaines. Quoi qu’il en soit, ces données tombent bien. Car, il devrait être nettement plus difficile pour les 25 gouvernements qui travaillent sur les PNAQ 2008-2012 de distribuer des quotas avec la même générosité que lors de la première période. D’ailleurs, Bruxelles annonce la couleur. Lors de la prochaine période, l’objectif de baisse d’émissions de gaz carbonique assigné au système d’échange des quotas pourrait être supérieur aux 6% initialement fixés.


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