Les piscines, hauts lieux de la pollution chimique

Le 09 janvier 2015 par Romain Loury
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
On trouve de nombreux polluants dans l'eau des piscines publiques.
On trouve de nombreux polluants dans l'eau des piscines publiques.
DR

Retardateurs de flamme, résidus de médicaments, produits biocides… les piscines pourraient receler de nombreuses substances chimiques par les nageurs, s’y accumulant du fait qu’elles ne sont pas filtrées, selon une étude américaine. Susceptibles de réagir avec le chlore, leurs effets sur la santé sont inconnus.

Sur les 32 substances testées dans les 3 piscines américaines (une en Géorgie, deux dans l’Indiana), l’équipe d’Ernest Blatchley, de la Purdue University de West Lafayette (Indiana), en a retrouvé trois, lors de son étude publiée dans la revue Environmental Science and Technology Letters: le DEET, utilisé comme répulsif anti-moustiques, le TCEP, un retardateur de flamme, et la caféine.

l’urine Principale voie d’introduction

«Les 29 autres peuvent très bien être présents, mais à des concentrations en-deçà du seuil de détection», explique Ernest Blatchley. «Il y a des milliers de substances chimiques présentes dans une piscine, ceux-ci en constituent probablement une partie infime», ajoute-t-il.

Principale voie d’introduction de ces substances dans les piscines, l’urine, que les chercheurs suspectent derrière la présence de caféine. Quant au DEET, il provient probablement de la peau de nageurs, qui porte la trace de nombreux produits de soins et d’hygiène. La présence de TCEP s’avère en revanche plus mystérieuse.

L’inconnue du chlore

L’eau des piscines n’étant pas traitée pour ces substances, celles-ci s’accumulent probablement dans les bassins au fur et à mesure de leur fréquentation. Or nul ne sait comment elles réagissent à la présence de chlore, qui pourrait modifier leur structure chimique, éventuellement les rendre plus nocives.

Selon les chercheurs, «d’autres études ont montré que des constituants de l’urine, dont l’urée, l’acide urique et les acides aminés, peuvent interagir avec le chlore, engendrant dans les piscines des sous-produits de désinfection potentiellement dangereux».

Facteur aggravant, ces substances, bien qu’en faibles doses, pourraient être absorbées par l’organisme par plusieurs voies (inhalation, ingestion, voie cutanée), ce qui en augmenterait fortement l’exposition, concluent les chercheurs.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus