Les phtalates déjà nocifs chez le nourrisson

Le 13 juillet 2011 par Romain Loury
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L’exposition in utero aux phtalates ralentirait le développement mental et psychomoteur des nourrissons de six mois, mais plutôt chez le garçon, selon une étude sud-coréenne publiée dans la revue Environmental Health Perspectives.
 
Présents dans de nombreux objets du quotidien, les phtalates sont déjà reconnus comme perturbateurs endocriniens. Chez l’enfant, ils pourraient affecter les scores d’intelligence et entraîner des troubles de déficit de l’attention et d’hyperactivité (TDAH). Autant d’effets potentiels qui ont poussé l’équipe de Bung-Nyun Kim, de l’hôpital national universitaire de Séoul, à s’intéresser à son impact sur de très jeunes enfants exposés in utero.
 
Leur étude a porté sur 460 couples mère-enfant, dont les mères devaient remettre un échantillon d’urine au troisième trimestre de grossesse. A l’âge de six mois, les enfants ont subi des tests pour évaluer leur score BSID-II («Echelle de Bayley du développement de l’enfant, deuxième édition»). Ou plutôt ses composantes mentale (MDI) et psychomotrice (PDI).
 
Chez les garçons, trois agents, à savoir le MEHHP, le MEOHP et le MBP, sont liés à une baisse des deux scores. Les deux premiers sont des métabolites du DEHP (diéthylhexyl phtalate), le troisième du DBP (dibutyl phtalate).
 
Rien de tel chez les filles, si ce n’est une légère baisse des capacités psychomotrices pour le métabolite du DBP. Une différence que les chercheurs ne s’expliquent pas, et dont il faudra déterminer si elle persiste chez de plus grands enfants.


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