Les peupliers GM de l’Inra ne sont plus (autorisés)

Le 16 juillet 2013 par Marine Jobert
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Les peupliers transgéniques ont été dévitalisés.
Les peupliers transgéniques ont été dévitalisés.
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Les peupliers génétiquement modifiés que l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) cultivaient dans le Loiret depuis 2007 ont été «dévitalisés» ce week-end. «En l’absence d’une nouvelle autorisation à poursuivre ses travaux scientifiques utilisant des peupliers génétiquement modifiés, l’Inra a procédé à l’arrêt de son essai conduit en plein champ (…), conformément aux engagements souscrits en 2007», indique l’Inra dans un communiqué. Le programme scientifique portait sur 10 lignées de peupliers grisards, dont les lignines avaient été modifiées dans le but de faciliter l’utilisation du bois de peuplier pour la production de biocarburant de seconde génération. Leur sort a été scellé par le ministère de l’agriculture qui, à l’issue d’une consultation publique, n’a pas renouvelé l’autorisation.

 

En mai dernier, le Comité économique, éthique et social (CEES) du Haut conseil des biotechnologies (HCB) avait rendu un avis très défavorable [JDLE], en essayant de répondre à la question suivante: à quoi servirait la poursuite de ces essais? «La demande telle que formulée auprès du HCB poursuivrait prioritairement un objectif de recherche industrielle visant à tester l’intérêt du bois issu des lignées génétiquement modifiées dans l’éventuelle mise en place d’une filière de production de peuplier cultivé pour la production de bioéthanol», estimait alors le CEES. Et de s’interroger sur «la pertinence de s’engager dans une telle voie puisque l'accomplissement d'un essai n'est pas neutre quant aux voies technologiques empruntées ultérieurement». La porte se ferme encore un peu plus pour les biocarburants, ceux de première génération venant d’être plafonnés cette semaine à Bruxelles à 5,5% dans la consommation d’énergie finale des transports d’ici 2020 [JDLE].

 

Les semenciers, regroupés au sein de l’IBV (pour Initiatives biotechnologies végétales) déplorent que la France, «pourtant précurseure dans la recherche sur les OGM dans les années 1990, soit désormais absente de la course à l’innovation permise par cette technologie». Ils estiment que «c’est l’agriculture française qui perd sa compétitivité en ne pouvant pas accéder à l’innovation dont elle a besoin pour produire plus tout en préservant l’environnement». Une vision que réfute l’association Inf’OGM: «Abandonner la recherche sur les plantes génétiquement modifiées en plein champ ne veut pas dire abandonner la recherche de solutions pour une agriculture performante, une alimentation de qualité et un environnement sain. Les OGM ne sont qu’une option agronomique, il en existe d’autres.»

 

 



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