Les pétroliers s’expriment sur les énergies renouvelables

Le 25 octobre 2006 par Enerpresse
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Energies renouvelables (ENR) et fossiles font-elles bon ménage? A cette question posée le 24 octobre lors du dernier débat BIP-Enerpresse, les acteurs du secteur des hydrocarbures ont unanimement répondu positivement.

Comme l'a souligné Myriam Maestroni, directrice générale de Primagaz, société qui promeut la bi-énergie, aucune entreprise ne peut aujourd'hui être absente du développement durable. Pourtant, la part de marché des ENR reste faible et a même eu tendance à baisser en France entre 1990 et 2005, a indiqué Bernard Piganiol, de I+C. Seules l'énergie éolienne et la biomasse ont enregistré une petite progression au cours des 15 dernières années.

Outre la disponibilité des ENR (le vent), se pose en effet le problème de leur compétitivité intrinsèque (hors aides, fiscales ou autres). Pour assurer son développement, l'éolien devra être devenu compétitif à l'horizon 2020 et le solaire photovoltaïque, à l'horizon 2040, a estimé, Gilles Cochevelou, directeur des énergies renouvelables de Total.

Si l'on connaît déjà à peu près le mix énergétique de 2020 -il sera proche de celui d'aujourd'hui- impossible, en revanche, de savoir ce qu'il en sera en 2050, a souligné Gilles Cochevelou. Toutes les énergies devraient être nécessaires à cette date. Aussi Total, qui «prône une croissance modérée [de la consommation d']hydrocarbures», est-il devenu un groupe multi-énergies. Cela dit, a précisé le directeur des énergies renouvelables de Total, à moins de présenter un potentiel de production, au niveau mondial, d'au moins 1 milliard de tonnes équivalent pétrole par an, une ENR n'a pas réellement d'intérêt.

Tout comme Total, Gaz de France s'affiche comme un groupe multi-énergies, a souligné Marc Darras, de sa direction développement durable. Désormais producteur d'électricité, le groupe souhaite produire bientôt 10% de ses électrons à partir d'ENR. Pour ce qui est de la biomasse, les compagnies pétrolières s'intéressent surtout aux biocarburants de deuxième génération, qui pourraient à l'avenir être produits à partir de fibres ligno-cellulosiques, a précisé Stéphane His, économiste à l'IFP.

Quant aux fioulistes, ils souhaitent eux aussi utiliser des biocarburants et doivent donc «trouver la bonne alchimie » avec un alcool, et «s'assurer de la viabilité économique» de la solution, a expliqué Frédéric Plan, délégué général de la FF3C. Affaire à suivre, donc.




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