Les pesticides associés à la maladie de Parkinson

Le 28 septembre 2009 par Sabine Casalonga
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Les personnes exposées aux pesticides durant leur travail présentent un risque accru de développer la maladie de Parkinson, d’après une étude publiée dans la revue Archives of Neurology.

Caroline Tanner, chercheur au Parkinson's Institute en Californie et ses collègues ont effectué une étude auprès de 519 personnes atteintes de la maladie de Parkinson et de 511 personnes saines (cas-contrôles) de même âge, sexe et zone résidentielle. Parmi les patients, 8,5% ont déclaré avoir été exposés aux pesticides au travail contre 5,3% chez les témoins. L’utilisation des 8 pesticides évalués dans l’étude en raison de leur toxicité neurologique démontrée en laboratoire, a été associée à un risque accru de Parkinson, pratiquement doublé, par rapport aux personnes non exposées. Trois composés: un organochloré (acide 2,4-dichlorophénoxyacétique), un herbicide (paraquat) et un insecticide (perméthrine) ont été associés à un risque accru d’un facteur supérieur à trois. Aucun secteur (agriculture, santé, éducation) n’a en revanche été associé spécifiquement à cette pathologie.

«Cette convergence des données épidémiologiques et expérimentales apporte une nouvelle preuve du rôle causal de certains pesticides dans le processus de dégénérescence des neurones [à l’origine de la maladie de Parkinson]», concluent les auteurs. «D’autres types d’exposition aux pesticides, comme le jardinage ou l’alimentation, mériteraient également d’être évalués», ajoutent-ils.

(1) «Occupation and Risk of Parkinsonism», Tanner C. et al., Archives of Neurology, vol. 66 n°9 p.1106-1113 (septembre 2009)


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