Les pêcheurs de Fukushima refusent la contamination des poissons

Le 06 septembre 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Au Japon, les suites du tsunami font déjà l'objet d'une série TV.
Au Japon, les suites du tsunami font déjà l'objet d'une série TV.
NHK

Tokyo et Tepco souhaitaient leur imprimatur pour installer un long émissaire en mer, afin de se débarrasser quotidiennement, dans l’océan, de 200 tonnes d’eau contaminée produites sous la centrale de Fukushima Dai-Ichi.

C’est raté. Hiroshi Kishi, le patron de l’association des coopératives de pêche, a demandé, ce 6 septembre, au gouvernement nippon d’arrêter immédiatement tout rejet d’eau radioactive dans le Pacifique, dont le volume est estimé à 300 mètres cubes par jour.

Pour les pêcheurs, toute contamination supplémentaire de l’environnement marin est «inacceptable», même si les niveaux de radiation dans l’eau étaient inférieurs aux normes.

Gare au boycott

Les pêcheurs ont effectivement du mouron à se faire. Car la menace n’est plus seulement radioactive, mais aussi commerciale. Aujourd’hui, encore, le gouvernement sud-coréen a interdit l’importation des produits de la mer japonais, en provenance de 8 préfectures orientales, dont celle de Fukushima.

Les exportateurs des autres régions devront certifier l’absence de contamination de leurs produits pour qu’ils pénètrent le marché du Pays du matin calme.

Les normes locales alimentaires ont aussi été durcies. Désormais, poissons et crustacés ne pourront plus être consommés s’ils affichent une activité supérieure à 100 becquerels/kilogramme, contre 370 jusqu’à présent.

L’an passé, Séoul a renvoyé au Japon 15% des 40.000 tonnes de produits de la mer exportées par les pêcheurs des préfectures de Fukushima, Aomori, Ibaraki, Gunma, Miyagi, Iwate, Tochigi et Chiba.



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