Les passereaux battent de l’aile

Le 08 février 2017 par Marine Jobert
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Le verdier d'Europe, absent des mangeoires cet hiver.
Le verdier d'Europe, absent des mangeoires cet hiver.
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Les comptages hivernaux de certains passereaux inquiètent les ornithologues chargés de leur suivi. Mauvaise reproduction? Virus? Il est encore tôt pour échafauder des hypothèses. Les comptages du printemps sont attendus avec impatience et inquiétude.

Mais où sont passés les passereaux? Les ornithologues ont beau scruter les mangeoires qu’ils garnissent généreusement chaque hiver pour nourrir (et compter) les oiseaux, c’est le calme plat… «En fait, il n’y a pas d’oiseaux», résume Pascal Denis, animateur du réseau avifaune à l’Office national des forêts (ONF), basé en Alsace. A peine quelques-unes des mésanges qui se pressent d’habitude et pas la queue d’un chardonneret ou d’un verdier. Dans la plaine, les oiseaux hivernants comme l’alouette se font rares également. Et les espèces forestières ne se portent pas beaucoup mieux. Une situation observée essentiellement dans l’est du pays, qui amène les experts du Comité d’estimation des populations d’oiseaux (CEPO) à lancer l’alerte. «La rareté des oiseaux aux mangeoires a pu être mise par certains sur le compte d’un début d’hiver doux, mais aucun afflux significatif n’a été remarqué par la suite avec l’arrivée du froid», précisent dans un communiqué les 8 structures[1] impliquées dans les suivis d’avifaune réalisés en France métropolitaine. Une situation qui pourrait s’expliquer par un printemps froid et humide, avec pour conséquence une mauvaise reproduction des espèces ou par un virus.

Comptages au printemps

Désormais, les naturalistes misent beaucoup sur les comptages de printemps. «Il est à craindre que ces chutes d’effectifs hivernaux aient des répercussions sur les densités d’oiseaux nicheurs. Il est donc primordial de réaliser dès le printemps 2017 des suivis quantitatifs en nombre suffisant (…), qui seuls permettront de mesurer l’ampleur du phénomène.» «On espère constater alors que nos craintes sont infondées, conclut Jacques Comolet-Tirman, expert avifaune au Muséum national d’histoire naturelle. Mais on est inquiets.»

 



[1] La Fédération nationale des chasseurs (FNC), le Groupement d’intérêt scientifique Oiseaux marins (GISOM), la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), Oiseaux migrateurs du paléarctique occidental (OMPO), l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), l’Office national des forêts (ONF), la Société d’études ornithologiques de France (SEOF).

 



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