Les partis politiques, mauvais élèves en environnement

Le 13 décembre 2006 par Claire Avignon
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4,5/20 pour l'UMP, 5/20 pour l'UDF, 5,5/20 pour le PC, 6,5/20 pour le PS et 11/20 pour les Verts. Les résultats des partis politiques qui ont été au pouvoir ne sont guère brillants, d'après l'analyse des mesures prises lors de leur participation à un gouvernement (1) ou de leur travail au sein du Parlement. Pour arriver à ces résultats, les décrets, amendements, projets et autres propositions de loi défendus par les partis politiques ont été notés selon qu'ils satisfont ou non aux 24 revendications des ONG concernant le changement climatique, l'utilisation des substances dangereuses, la coopération avec les pays du Sud, etc.

Si l'on peut considérer que les Verts s'en sortent bien, puisqu'ils sont les seuls à obtenir la moyenne, leur note peut paraître basse par rapport à leur statut de parti écologique. «Ils n'ont pas une place assez importante pour imposer leurs mesures, explique Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France. Par ailleurs, leur politique ne va pas toujours dans notre sens.»

Le PC paie son soutien à l'EPR de Flamanville (Manche) et son opposition à la ratification de la France du protocole de Kyoto, l'UDF, le passage de Gilles de Robien au ministère en charge de l'équipement et aux transports pendant lequel il a «drastiquement diminué le financement des projets en site propre et soutenu les projets d'autoroute», estime Alliance pour la terre.

Quant au PS, sa performance moins mauvaise que celles du PC et de l'UDF s'explique par la ratification du protocole de Kyoto en 2000, l'adoption de la loi solidarité et renouvellement urbain ainsi que la relance de la réglementation thermique (RT 2000), qui n'avait pas été réactualisée depuis 1988.

Finalement, c'est le parti encore au pouvoir, l'UMP, qui se fait le plus vertement critiqué. Malgré une hausse du rachat de l'électricité d'origine renouvelable, et une hausse des crédits d'impôts, Alliance pour la terre ne digère pas le gel des crédits de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) et la «transposition a minima» des directives européennes.



(1) les partis de gauche entre 1997 et 2002, les partis de droite et de centre entre 2002 et 2006




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