Les orques victimes des polluants persistants

Le 31 août 2011 par Célia Fontaine
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Pourquoi les populations d’orques stagnent-t-elle? Sans doute parce que ces grands prédateurs des océans se nourrissent de proies très chargées en résidus de substances chimiques toxiques et persistantes, selon des scientifiques qui témoignent pour BBC Nature le 30 août.
 
L'orque ou épaulard (Orcinus orca) est situé tout en haut de la chaîne alimentaire, il a donc un rôle de régulateur indispensable. Son avenir est aujourd’hui assez incertain, s’inquiètent les experts du monde marin. En effet, avec une espérance de vie très longue (jusqu'à 90 ans pour les femelles et 50 ans pour les mâles), et une masse corporelle imposante, les orques ont besoin de grandes quantités de proies pour survivre.
 
Or, avec la présence de plus en plus marquée de polluants non solubles dans les eaux après la seconde guerre mondiale, et malgré l’interdiction depuis les années 1970 des polychlorobiphényles (PCB), les molécules chimiques nocives qui sont des polluants organiques persistants (POP) se retrouvent encore assimilées dans les organismes des poissons qui sont ensuite mangés par les phoques, eux-mêmes mangés par les orques. C’est le principe de «bioaccumulation».
 
«Des études ont relevé des niveaux importants de retardateurs de flamme dans les populations d’orques de l’hémisphère Nord», explique Alex Rogers, professeur en préservation des espèces à Oxford en Angleterre. Et de poursuivre:«les deux principaux groupes de retardateurs de flamme (les PCB et les PBDE) perturbent les animaux, leurs fonctions reproductives, le fonctionnement de leur cerveau et leur immunité, en interférant sur la thyroïde et sur la vitamines A».
 
Pour les femelles orques, qui nourrissent leur progéniture pendant un an, la situation est d’autant plus critique. En absorbant un lait maternel contaminé, les jeunes risquent un développement anormal. «Il a été calculé que pour les baleines et les dauphins, environ 90% ou plus de la charge de PCB supportée par la mère est transmise au premier bébé», précise Paul Jepson, de la Société zoologique de Londres.
 
Au vu de la situation actuelle et de la stagnation de la population, il y a donc un doute sérieux quant à la survie des orques qui vivent dans les mers proches des nations lourdement peuplées et industrialisées.
 
 
 


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