Les organismes de bassin lancent un mouvement mondial pour l’adaptation

Le 01 décembre 2015 par Stéphanie Senet
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Les effets du changement climatique sont ressentis dans les bassins de chaque continent
Les effets du changement climatique sont ressentis dans les bassins de chaque continent

Le Pacte de Paris sur l’eau et l’adaptation au changement climatique a été officiellement présenté ce 1er décembre au Bourget dans le cadre du plan d’action Lima-Paris.

 

«Signé par plus de 300 organisations issues de 87 pays, il synthétise les principes et les actions à mener pour adapter la gestion des fleuves, lacs et aquifères au changement climatique», explique au JDLE Edouard Boinet, chargé de projets à l’Office international de l’eau. Et ce n’est qu’un début selon lui.

Ces ONG, organisations internationales, bailleurs, organismes de bassin nationaux et transfrontaliers s’engagent à «initier ou renforcer, sans délai, les actions d’adaptation pour minimiser les impacts du changement climatique sur la santé et la sécurité des populations, l’environnement et le développement économique et social». Deux idées se trouvent derrière ce grand principe. Tout d’abord, la gestion durable des ressources en eau doit être coordonnée au niveau des bassins des fleuves, des lacs et des aquifères. Ensuite, des financements nouveaux et croissants doivent être mobilisés. «Il faut aussi renforcer les connaissances et la gouvernance», complète Edouard Boinet.

 

Stress hydrique et inondations

 

A la tribune de la conférence, organisée par le Réseau international des organismes de bassin (RIOB), le constat est unanime: chaque jour, les experts listent les effets du changement climatique. «Les précipitations ont été réduites de 10% au cours des dernières années. De leur côté, les ressources en eau ont régressé de 25%», observe LIN Chao, du bureau chinois de protection des ressources en eau du bassin du fleuve Hai (qui alimente Pékin et Tianjin). «Dans le bassin du fleuve Sénégal, nous sommes menacés à la fois par des sécheresses et des inondations au niveau du delta», enchaîne Kabiné Komara, Haut commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). En Asie comme en Afrique, la réflexion est lancée pour réduire la déforestation, protéger les berges et adopter des pratiques agricoles moins consommatrices d’eau.

 



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