Les opposants au barrage de Sivens menacés d’expulsion

Le 15 avril 2014 par Stéphanie Senet
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Les opposants ont toutefois obtenu un report du déboisement
Les opposants ont toutefois obtenu un report du déboisement

Déjà expulsés le 27 février, les opposants à la construction d’un barrage-réservoir de 1,5 million de mètres cubes dans la zone humide du Testet, située au pied de la forêt de Sivens (Tarn), risquent à nouveau de devoir mettre fin à l’occupation de la zone à défendre (ZAD).

Le tribunal de grande instance d’Albi a en effet repoussé, le 14 avril, tous leurs recours contre la décision d’expulsion sans délai, prononcée le 30 mars par la préfète du Tarn Josiane Chevalier. Dans un communiqué, la préfecture confirme que «l’expulsion aura lieu», sans préciser de date.

Selon le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet et le Collectif «Tant qu’il y aura des bouilles», ce réservoir détruira l’essentiel de la zone humide, majeure pour le département, qui abrite 94 espèces animales protégées.

Le Conseil national de protection de la nature (CNPN) a également émis deux avis négatifs, en avril et en septembre 2013, en raison de compensations insuffisantes et d’un manque de précision des inventaires de la biodiversité.

 

Une zone humide détruite pour une vingtaine de fermes

Il faut ajouter que le bénéfice du projet est contesté puisqu’il est destiné pour 70% aux besoins en irrigation intensive d’une vingtaine de fermes et pour 30% au soutien d’étiage pour la dilution de pollutions diagnostiquées en 2000, aujourd’hui disparues, selon Ben Lefetey, porte-parole du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet.

Les arrêtés préfectoraux de déclaration d’utilité publique et d’autorisation des travaux ont pourtant été signés en octobre dernier par Josiane Chevalier.

Malgré l’imminence d’une expulsion, les occupants ont remporté une victoire. Le président du conseil général, Thierry Carcenac, et la préfète du Tarn ont assuré, le 6 avril, qu’aucun déboisement ne serait entrepris avant septembre. Les associations espèrent profiter de ce temps supplémentaire pour convaincre le département, maître d’ouvrage de l’installation, de trouver des solutions alternatives.

Plusieurs marches citoyennes sont par ailleurs organisées le 27 avril pour défendre contre ce projet de barrage la zone humide du Testet, s’étalant sur 1,5 kilomètre de long et 230 mètres de large.

 

 

 



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