Les ONG veulent une révision ambitieuse de la directive sur les polluants

Le 06 mars 2013 par Stéphanie Senet
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La directive NEC n'encadre que 4 polluants atmosphériques
La directive NEC n'encadre que 4 polluants atmosphériques

60 ONG se mobilisent pour une révision ambitieuse de la directive NEC (National Emissions Ceilings), pierre angulaire de la réglementation européenne limitant les émissions de 4 polluants atmosphériques (SO2, NO2, COV et NH3).

Alors que le projet de révision devrait être présenté par la Commission européenne en septembre ou en octobre prochain, selon José Cambou, responsable du réseau Santé Environnement de FNE, les associations revendiquent d’ores et déjà trois priorités.

Dans un communiqué diffusé le 4 mars par le Bureau européen de l’environnement, elles déclarent tout d’abord que les objectifs de réduction d’émission doivent être plus ambitieux, pour les 4 polluants visés par la directive, aux horizons 2020, 2025 et 2030.

«Les données sanitaires ont changé. On sait depuis la publication de travaux de l’Organisation mondiale de la santé, le 31 janvier dernier (voir JDLE), que le dioxyde d’azote ou NO2 peut provoquer des décès et des maladies respiratoires à des valeurs inférieures aux seuils européens», affirme José Cambou.

Au total, les ONG rappellent qu’aujourd’hui, entre 80% et 97% de la population européenne est exposée, dans les zones urbanisées, à des niveaux de pollution supérieurs aux valeurs-limites préconisées par l’OMS.

Près de 500.000 personnes meurent chaque année prématurément dans l’UE en raison de la pollution atmosphérique, alors même que les plafonds réglementaires ne sont pas dépassés. 92 sur 108 seuils fixés par la directive ont en effet été respectés en 2011, selon le rapport réalisé en juin 2012 par l’Agence européenne de l’environnement (AEE).

Les associations européennes réclament aussi la prise en charge d’autres polluants, comme les suies ou le mercure, ainsi que la déclinaison de nouveaux objectifs ciblés dans les secteurs d’activité les plus polluants, comme les transports ou encore l’agriculture. «L’activité agricole émet de l’ammoniac, du méthane et des particules fines dus à l’utilisation des machines et aux techniques culturales», précise José Cambou. «On sait par exemple qu’on peut diminuer les émissions de méthane du bétail en changeant son alimentation.» Reste à identifier ces nouveaux seuils. Pour cela, la publication de la deuxième partie des travaux de l’OMS sur les polluants, prévue avant septembre prochain, sera précieuse.

 



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