Les ONG veulent accompagner les transitions

Le 17 décembre 2018 par Stéphanie Senet
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
ajouter à mes dossiersRéagir à cet article
Une mission: arrêter les trains de charbon
Une mission: arrêter les trains de charbon
VLDT

Outre leur rôle traditionnel de lobbying et de suivi technique des négociations climatiques, les organisations non gouvernementales (ONG) développent un accompagnement des coalitions engagées dans la transition, comme We are still in aux Etats-Unis et la Japan Climate Initiative au pays du Soleil levant.

Les ONG ne cessent de le répéter. L’heure est au renforcement et à la mise en œuvre des contributions nationales volontaires, les fameuses INDC. «Lors de la COP 21, on avait lancé l’idée de créer une plateforme recensant les engagements sectoriels permettant de limiter le réchauffement à 2 degrés», se souvient Pierre Cannet, responsable des programmes Climat au WWF France. Trois ans plus tard, les engagements se sont multipliés, sans être toutefois atteints. Près de 500 entreprises situées dans 39 pays se sont ainsi engagées à réduire leurs émissions pour les aligner avec l’objectif de l’Accord de Paris, dans le cadre de l’initiative Science-based targets lancée en 2015 par plusieurs ONG dont le WWF et le World Resources Institute (WRI).

Essor des coalitions nationales

«Nous accompagnons également les coalitions d’acteurs non étatiques qui se développent dans différents pays du monde, à l’image du mouvement We are still in aux Etats-Unis», poursuit Pierre Cannet. La coalition America’s pledge, créée au lendemain de l’annonce du président Trump de sortir de l’Accord de Paris, regroupe aujourd’hui plus de 3.000 villes, régions, entreprises et Etats américains. Et elle a désormais des cousines dans le monde entier. Le WWF a lancé, en juillet dernier, une plateforme similaire au Japon, la Japan Climate Initiative, qui regroupe une centaine d’entreprises, collectivités et associations engagées dans la décarbonation.

Dynamiser n’est pas remplacer

Si les ONG ont ajouté une corde à leur arc, ce mouvement n’est pas suffisant pour compenser le «relâchement des Etats que l’on a pu observer lors de la COP 24», observe le représentant du WWF France. «Ces plateformes et coalitions sont là pour dynamiser l’action climatique à travers le monde, comme on l’a vu au sommet climatique des acteurs non étatiques de San Francisco, en septembre dernier. Mais elles ne peuvent pas remplacer la révision à la hausse des engagements étatiques», conclut-il.

 



Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus