Les ONG exhortent la France à interdire le thon rouge

Le 07 janvier 2010 par Sabine Casalonga
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Greenpeace et le WWF appellent le chef de l’Etat et le gouvernement français à soutenir l’inscription du thon rouge à l’annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites), en vue de l’interdiction de son commerce international, alors que la France est amenée ce jour à prendre une décision.

«Cette décision sera déterminante, affirme François Chartier, chargé de la campagne Océan de Greenpeace France. En effet, si la France soutient cette inscription, elle fera basculer l’Europe, et sans le soutien de l’Europe, il y a peu de chance que le thon rouge soit inscrit à l’annexe I en mars prochain». «Le thon rouge, ce n’est pas Copenhague. Là, il n’y a pas de Sénat américain, de croissance chinoise ou de puissants intérêts pétroliers. La décision relève uniquement du président de la République et du Premier ministre», ajoute-t-il en référence aux arguments avancés par une partie de la classe politique pour justifier l’échec des négociations internationales sur le climat à Copenhague en décembre dernier.

Nicolas Sarkozy s’était engagé en juillet en faveur de l’interdiction du commerce de l’espèce, mais la France a fait marche arrière depuis et n’a pas soutenu, le 21 septembre, la proposition de la Commission européenne pour un classement en annexe I, préférant un classement en annexe II (zéro quota d’exportation).

Pour les ONG, cette décision est «incompréhensible» puisque deux récents rapports scientifiques ont montré que «l’espèce remplissait les critères d’éligibilité à l’annexe I». En outre un classement en annexe II serait très «aventureux juridiquement», «les pays de l’UE pourraient être tenus par le classement, tandis que les pays non UE pourraient y échapper».

Greenpeace et le WWF exhortent donc le président et le gouvernement à cesser de commercialiser le thon rouge, en suivant la voie tracée par la société civile et des acteurs économiques de plus en plus nombreux, comme les groupes Auchan, Casino, Carrefour et, depuis le 1er janvier, Relais et châteaux, suivis par plus de 450 grands chefs cuisiniers, au lieu de vouloir éviter de «se mettre à dos la pêche industrielle, une vingtaine de thoniers senneurs, avant les élections régionales et accompagner l’effondrement de l’espèce».


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