Les oiseaux migrateurs ne savent plus où se poser

Le 17 mai 2011 par Célia Fontaine
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
Le 14 et 15 mai se sont tenues les journées mondiales des oiseaux migrateurs 2011. Cette année, le thème a porté sur les changements d'utilisation des sols.
 
Tous les ans, les oiseaux migrateurs effectuent au début de l’automne de remarquables voyages (parfois des milliers de kilomètres) depuis les zones tempérées vers le Sud, pour trouver de la nourriture et se reproduire. Ils reviennent vers le Nord au cours du printemps.
 
Les migrations concernent 50 milliards d'oiseaux, qui représentent environ 19% des 10.000 espèces du globe, explique le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue).
 
Mais déforestation, agriculture intensive, production de biodiesel, urbanisation galopante ou encore exploitation minière, dégradent les habitats des oiseaux migrateurs, et affectent par conséquence leurs populations à l'échelle mondiale.
 
Depuis 2006, la Convention sur les espèces migratrices (CMS) et l'Accord sur la conservation des oiseaux d'eau migrateurs d'Afrique-Eurasie (Aewa)[1] organisent la Journée mondiale des oiseaux migrateurs en partenariat avec des organisations comme BirdLife International et Wetlands International. La CMS et l’Aewa mettent en contact les gouvernements et autres partenaires pour qu'ils coordonnent et développent des mesures à l'échelle des voies de migration mondiales. Par exemple, il s’agit de développer un réseau viable de sites que les oiseaux migrateurs peuvent utiliser pour se reproduire, se reposer et se ravitailler pendant leur migration.
Une cinquantaine de pays ont organisé cette année des événements pour montrer l’étendue de la perte d’habitat de cette avifaune.
 
«Bien que les oiseaux migrateurs soient confrontés à de multiples menaces sérieuses, la façon dont les hommes utilisent les terres qui les entourent a, de loin, les effets les plus néfastes», a déclaré Bert Lenten, secrétaire exécutif de la CMS et initiateur de la Journée mondiale des oiseaux migrateurs.
 
Comme ils dépendent de nombreux habitats le long de leurs itinéraires de migration, les oiseaux migrateurs ressentent avant toutes les autres espèces animales les effets de ces environnements changeants. Ils sont ainsi des indicateurs-clés de la santé de notre environnement. Or, «l’état de santé de ces oiseaux nous fournit un signal clair du changement d’ensemble de notre environnement. Et le signal donné n’est pas bon», indique Nick Davidson, secrétaire général adjoint de la Convention de Ramsar sur les zones humides.


[1] deux traités intergouvernementaux en faveur de la vie sauvage, administrés par le Pnue


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus