Les oiseaux de rivage menacés par la montée des eaux

Le 06 mai 2013 par Stéphanie Senet
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60% de la population de Bécasseau cocorli pourrait disparaître
60% de la population de Bécasseau cocorli pourrait disparaître

Des millions d’oiseaux limicoles pourraient disparaître dans les décennies à venir, en raison de la montée des eaux et de la disparition des zones humides, alerte une étude, publiée le 1er mai dans la revue Proceedings of the Royal Society.

Pour la première fois, les chercheurs d’universités australiennes et britanniques établissent qu’une perte de 23 à 40% des principales aires d’alimentation des oiseaux limicoles conduirait à la disparition de 70% de leur population.

«Chaque année, des millions d’oiseaux s’arrêtent dans les zones humides côtières pour se reposer et s’alimenter lors de leur migration entre la Russie et l’Alaska jusqu’à l’Asie du Sud-Est et l’Autralie, rappelle Richard Fuller, du département Biologie de l’Université du Queensland. Or, nous avons découvert que certaines zones humides, très vulnérables à l’élévation du niveau des eaux, vont disparaître dans les prochaines décennies, empêchant ces oiseaux de faire le plein et ainsi de rejoindre leurs lieux de reproduction».

«Nous avons observé, par exemple, qu’une hausse du niveau des mers de 1,5 mètre peut causer la perte de 35% des zones humides côtières, elle-même pouvant entraîner la disparition de 60% de plusieurs espèces comme le Bécasseau cocorli (Calidris ferruginea), le Bécasseau de l’Nadyr (Calidris tenuirostris) et le Courlis de Sibérie (Numenius madagascariensis)», complète Takuya Iwamura (université Stanford), coordinateur de l’étude.

Pour parvenir à ces résultats, les scientifiques des universités du Queensland, de Melbourne et de Stanford ont étudié les zones humides se trouvant sur la route de ces oiseaux migrateurs, depuis le littoral de l’Alaska jusqu’à l’Australie et la Nouvelle-Zélande, en passant par la Russie, la Chine, la Corée du Nord, la Corée du Sud, le Japon, les Philippines, le Vietnam, la Thaïlande, la Malaisie, l’Indonésie…

Ces chercheurs ont lancé une deuxième étude afin de déterminer les espèces à protéger en priorité et les meilleurs moyens d’y parvenir.



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