Les offres commerciales des certificats d’économie d’énergie

Le 13 décembre 2006 par Enerpresse
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Le dernier petit-déjeuner débat de l’année organisé par le BIP et Enerpresse s’est intéressé mardi 12 décembre sur les certificats d’économies d’énergie (C2E). Inscrit dans la loi relative au programme des orientations de la politique énergétique (Pope) de juillet 2005, lancé en juillet 2006, le système est entré en phase opérationnelle, les premiers C2E ayant été délivrés en novembre.

Pascal Dupuis de la Direction de la demande et des marchés énergétiques (Dideme) a salué cette entrée en matière précisant «qu'aujourd'hui le millième des certificats» a été délivré. EDF par exemple a déjà déposé des dossiers, Gaz de France et Primagaz s'apprêtent à le faire. Pour ces deux premiers opérateurs, les plus contraints en termes d'obligation, la révolution commerciale est profonde et loin d'être anodine. En effet, c'est avec ces offres relookées que sera franchi le 1er juillet 2007, date de l'ouverture à la concurrence des marchés de l'électricité et du gaz aux ménages.

Louis-Jacques Urvoas, directeur de projet C2E d'EDF, a ainsi déclaré que le système représentait «un vrai défi pour la transformation des relations avec la clientèle». Patrick Arnaud, chef de la mission efficacité énergétique à GDF, a quant à lui fait observer «la bonne réceptivité aux offres» mises en place. Chez Primagaz, Pauline Richard, responsable R&D du «GPListe», a expliqué que les économies d'énergie étaient au centre de la relation commerciale depuis 2003. «Ce n'est pas Primagaz qui est allé vers les C2E, ce sont les C2E qui sont allés vers Primagaz», a-t-elle commenté.

Enfin, du côté des distributeurs de fioul -profession éclatée entre environ 2.400 entreprises-, la structure collective Ecofioul promue par la FF3C compte 1.500 adhérents totalisant 85% du marché. L'association estime devoir traiter plus de 40.000 dossiers chaque année, a indiqué Jacques Penthou, responsable marketing d'Ecofioul, essentiellement le remplacement de chaudières. Globalement, le panel ne voit pas la création d'un marché type Bourse avant 2009.

Ceci étant, selon P. Dupuis, les échanges de gré à gré de C2E devraient se développer. A quel prix? La loi prévoit que le prix moyen des transactions sera précisé par le teneur de registre, a répondu l'administration. Qui ajoute que les listes de vendeurs et d'acheteurs potentiels de C2E pourraient être consultables par les opérateurs. Sur un autre plan, ces derniers réclament un cadre réglementaire stable. Or un nouvel instrument financier, les projets domestiques CO2, a fait son apparition début décembre. L'articulation avec les certificats blancs doit encore être précisée.




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