Les nouvelles ailes du nucléaire anglais

Le 13 mai 2005 par Enerpresse
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Le nucléaire britannique se remuscle sérieusement. Confirmation. La responsable du portefeuille de l’Environnement, Magaret Becket, a beau insister pour affirmer que la première chose à faire aujourd’hui pour lutter contre le changement climatique consiste à s’occuper de la maîtrise des consommations et des énergies renouvelables,, comme le prévoit le programme du «nouvel» élu Tony Blair, rien n’y fait.

Hier jeudi, dans un long entretien au quotidien The Independent, Sir David King, le Chief scientific adviserdu Premier ministre a rappelé qu'à l'occasion de la remise à jour de son programme de lutte contre le changement climatique, le nucléaire «est un véritable enjeu». Pour celui qui est l'un des conseillers les plus en vue auprès de T. Blair en la matière, «c'est aujourd'hui qu'il faut examiner la question, car le déficit nucléaire prévu est imminent, et toute la question est de savoir si ce manque peut être comblé assez vite par les énergies renouvelables. Si ce n'est pas possible, alors, j'imagine qu'une nouvelle génération de réacteurs nucléaires pourrait être nécessaire».

L'équation présentée par D. King est simple : «autour de 2020, la proportion de nucléaire sur le réseau, si aucune tranche n'est construite, chutera de quelque 27% à 4%», seul le PWR de Sizewell-B, dans le Suffolk,sera alors encore en activité. Tant sur le plan de l'énergie que sur celui du respect des engagements pris en matière d'émissions de CO2, ,le «gap»pourra-t-il être comblé grâce aux programmes d'économies d'énergie et d'ENR mis en oeuvre? Ce sont des réponses que D. King réclame.

Une réflexion sur l'avenir énergétique britannique qui a également été reprise par l'exploitant du parc actuel, British Energy. Bill Coley, son directeur général, a ainsi indiqué devant un parterre d'investisseurs en milieu de semaine, que son groupe allait réclamer des autorités compétentes une extension de 10 ans de la durée de vie de l'ensemble des réacteurs existants. Sans préjuger du résultat, qui sera étudié au cas par cas, le dirigeant de British Energy précise cependant qu' «il y a peu de différence» entre le travail de mise à niveau nécessaire pour proroger la vie d'un réacteur de 10 ans, ou de 5 ans». L'évaluation du parc est en cours, a-t-il ajouté et nous espérons parvenir à des résultats au second semestre.




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