Les nouveaux tests européens des véhicules ratent encore leur cible

Le 07 septembre 2015 par Stéphanie Senet
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Comment évaluer précisément l'impact de la consommation de carburant des véhicules?
Comment évaluer précisément l'impact de la consommation de carburant des véhicules?

A partir de septembre 2017, Bruxelles souhaite contraindre les fabricants de voitures à procéder à de nouveaux tests d’émission de CO2 plus fiables et plus rigoureux. Problème: le système proposé ne serait pas à la hauteur des enjeux.

 

Dénoncés par de nombreuses associations, les résultats des réductions d’émission avancés par les fabricants sont en moyenne surestimés de 30% par rapport à la réalité selon le système NEDC (New european driving cycle) d’analyse de la consommation de carburant. C’est pourquoi l’idée a émergé de modifier le protocole au profit de tests en conditions réelles ou système WLTP (Worldwide harmonised light vehicles test procedure). Le hic? Ces nouveaux tests ne s’avèrent guère plus performants, selon l’expertise publiée ce 7 septembre par le comité britannique sur le changement climatique. Réalisée par l’ICCT[1] et Element energy[2], l’analyse prouve que les résultats resteront surestimés de 23% d’ici 2020. Un exemple parmi tant d’autres: les lacunes identifiées sur les batteries des véhicules hybrides.

Selon Peter Mock, directeur de l’ICCT, l’Europe pourrait au contraire adopter rapidement un système comparable au système américain, selon lequel des voitures sont prélevées au hasard puis testées en conditions réelles plutôt que choisies par le fabricant. Ce choix permettrait de réduire à 5% en 2025 la surévaluation des baisses d’émission par rapport à la réalité, assure l’étude.

De son côté, l’association des constructeurs automobiles européens (Acea) reconnaît que le système WLTP possède des lacunes, mais elle précise que la consommation de carburant varie aussi en fonction du style de conduite, des conditions de circulation, ou de la charge du véhicule.

 



[1] L’International council on clean transportation est une ONG spécialisée sur la performance environnementale et l’efficacité énergétique des transports par la route, la mer ou l’air.

[2] Element energy est un bureau d’étude britannique

 



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